
L'arrivée d'Erik Karlsson n'a pas l'effet escompté!
Vers la fin de l'été, les Sharks de San Jose ont réussi à faire la plus grosse acquisition de la saison morte en mettant la main sur le défenseur vedette Erik Karlsson des Senators d'Ottawa dans une méga transaction qui a longuement fait jaser.
Suite à cet échange, tous semblaient s'entendre pour dire que les Sharks devenaient automatiquement de sérieux prétendants à la Coupe Stanley en ajoutant le meilleur défenseur offensif de toute la ligue à une ligne bleue qui comptait déjà sur Brent Burns, un autre défenseur offensif élite.
Mais une question demeurait: Comment allaient-ils réussir à utiliser sur l'avantage numérique les deux défenseurs étoiles qui, en plus d'évoluer sur le même côté chacun, ont l'habitude de rester sur la patinoire presque la totalité de la punition adverse. Tout un casse-tête pour l'entraîneur-chef, Peter DeBoer.
Ce dernier a finalement trouvé une solution: Utiliser Karlsson à l'attaque sur l'avantage numérique pour permettre aux deux défenseurs d'y être en même temps. Il évolue à l'aile droite mais revient parfois à la pointe au besoin lorsque le besoin s'en fait sentir sur le jeu. Ainsi, Karlsson et Burns peuvent tout deux demeurer sur la patinoire aussi longtemps qu'ils le désirent durant les punitions adverses.
Mais cet avantage numérique nouveau genre qui devait être destructeur et faire des ravages partout dans la ligue se cherche clairement et tarde à cliquer pour l'instant, si bien qu'à la fin du camp d'entraînement, l'avantage numérique des Sharks était une véritable comédie d'erreurs, accordant pas moins de 4 buts en désavantage numérique à l'adversaire, dont 3 dans le même match face aux Golden Knights de Vegas dans la dernière rencontre préparatoire.
Jusqu'à présent cette saison, les Sharks ont donné un but en désavantage numérique à l'adversaire pendant qu'ils ont une fiche de 0 en 10 avec l'avantage d'un joueur.
Il est évident que cette équipe a beaucoup trop de talent offensif pour ne pas finir par débloquer mais il semble que l'arrivée de Karlsson soit pour l'instant beaucoup plus ardue que prévu, lui qui tarde à bien s'intégrer dans le système de l'équipe.
Il sera intéressant de voir si DeBoer sera tenté de séparer Karlsson et Burns pour revenir à une formule plus standard, les laissant chacun être le quart arrière de leur unité respective mais cette solution impliquerait nécessairement une réduction de temps de glace en surnombre pour les deux vedettes, soit leur pain et leur beurre chacun. Et qui dit réduction de temps de glace, dit nécessairement mécontentement.
On sait d'ailleurs que Karlsson deviendra agent libre sans compensation à la fin de la saison et le DG Doug Wilson a bien l'intention de tout tenter pour le convaincre de rester à San Jose pour de nombreuses années, question d'avoir un retour à long terme sur son investissement. Souhaitons donc pour eux que les choses débloquent rapidement, eux qui ont une fiche de 1-2-0 depuis le début de la saison. [pub]
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