Marco Marciano

Kevin Poulin: «Il a allongé ma carrière»

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Alexandre Lavoie

Alexandre Lavoie


Marco Marciano n’arrive pas à Montréal avec une baguette magique. Non, il débarque plutôt avec un iPad, une obsession du détail et une idée simple qui a déjà fait ses preuves. Celle de réduire le bruit, les gestes inutiles, les déplacements pour «rien», afin de laisser la technique parler d'elle-même… et le cerbère «dans sa boîte».

C’est exactement le genre de virage que Kevin Poulin dit avoir vécu lorsqu’il a recommencé à travailler avec lui en 2018, après avoir connu des années plus «traditionnelles» dans l’enseignement du poste.

Dans les paroles de Poulin rapportées par Nicolas Cloutier, de TVA Sports, Marciano n’est pas qu’un entraîneur, c’est un professeur qui filme, décortique, compare, puis reconstruit.

L’objectif n’est pas de transformer un gardien en robot, mais plutôt de lui faire comprendre l’espace, les angles, le moment où un mouvement doit s’arrêter. C’est là que revient le concept de la «boîte», cette zone de contrôle où le gardien demeure compact, efficace, plus calme que spectaculaire.

Une fois qu’on comprend ce que Marciano apporte concrètement à un gardien, le contexte devient encore plus révélateur. La direction du Canadien n’a pas seulement changé pour changer; elle cherchait un virage clair devant le filet… Quand on voit l’impact qu’il a eu sur des gardiens comme Poulin, le contexte éclaire autrement la décision du Canadien. La situation devant le filet n’était plus tenable, il fallait un virage technique, pas un simple changement de voix.

La logique, elle est limpide. Marciano connaît déjà la maison, il a travaillé avec Jakub Dobeš à Laval — lui qui était en feu en 2024-2025 avant son rappel — et a aussi eu Samuel Montembeault sous la main lors d’un séjour de conditionnement — qui lui avait redonné confiance — avec le Rocket plut tôt cette saison. On peut même ajouter le nom de Jacob Fowler, formé dans la même rigueur scolaire que Marciano impose. Il l’a démontré lui aussi en arrivant prêt, compact, mais surtout, loin du profil du jeune gardien qui «survit» à ses premiers départs.

Montréal n’a pas besoin d’un faiseur de miracles qui transforme l’eau en vin. Le club a besoin d’un technicien capable de remettre de l’ordre quand ça déborde, de recentrer un gardien quand il s’éparpille, puis d’installer des repères qui tiennent quand la pression monte. La méthode Marciano, si elle repose sur la technologie, la structure et la chasse aux déplacements inutiles, est tout simplement à la bonne adresse.

Poulin, lui, en parle comme d’un tournant qui lui a redonné du hockey dans les jambes… et quelques saisons de plus dans le corps. Espérons que les gardiens du CH pourront en dire tout autant dans quelques années.

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Source: TVA Sports
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