
Le contrat de Koivunen est un beau pari
La récente prolongation de contrat de 8 ans et 32 millions $(4 M$ AAV) accordée par Kyle Dubas et les Penguins de Pittsburgh à Ville Koivunen a fait sursauter plusieurs observateurs. Accorder un engagement maximal à un joueur de 23 ans qui ne compte que 14 points en 47 matchs dans la LNH semble être un risque audacieux. Pourtant, il s'agit d'une gestion moderne et calculée de la masse salariale : payer pour le potentiel futur avant que le joueur ne devienne inabordable, tout en limitant le risque si sa progression plafonne.
À Montréal, Kent Hughes et la direction du Canadien se retrouvent face à un profil singulièrement similaire : Zachary Bolduc.
À 23 ans, l'attaquant originaire de Trois-Rivières affiche un profil particulièrement intéressant :
Un pedigree de premier tour : Repêché 17ᵉ au total par les Blues de St. Louis en 2021.
Un marqueur élite dans le junior : Deux saisons consécutives de 50 buts avec les Remparts de Québec dans la LHJMQ (55 buts / 99 points en 2021-22 et 50 buts / 110 points en 2022-23), culminant avec la Coupe Memorial.
Des flashs probants dans la LNH :
Si le Canadien s'inspirait de l'entente signée par les Penguins (par exemple un contrat de 6 à 8 ans entre 3,5 M$et 4,25 M$ par année), le pari reposerait sur la même logique :
Bolduc possède un tir de niveau LNH et un flair offensif naturel qu'il a démontrés dans le junior et lors de sa campagne de 19 buts à St. Louis. S'il gagne en régularité, qu'il développe son jeu sur 200 pieds et qu'il s'établit de façon permanente sur un top-6 ou un top-9 dynamique, un joueur marquant entre 20 et 25 buts par saison à 4 M$ par an deviendra une véritable aubaine dans un contexte où le plafond salarial continue d'augmenter et dépassera bientôt les 100 millions.
Même si sa progression plafonne et qu'il demeure le joueur qu'il est aujourd'hui — un ailier capable d'inscrire 15 à 20 buts et une trentaine de points tout en apportant de la hargne et de la profondeur —, un impact salarial de 3,5 à 4 M$ reste tout à fait raisonnable. Ce n'est pas le genre de contrat qui paralyse une masse salariale ou empêche de signer les joueurs étoiles.
Acheter des années d'autonomie (UFA) au meilleur prix : En signant à long terme dès maintenant, le CH s'assure de verrouiller les meilleures années de carrière de Bolduc (23 à 31 ans) à un prix fixe.
Créer de la certitude financière : Avec les prolongations de contrat majeures, avoir des joueurs de soutien/deuxième tiers sous contrat à coût prévisible est la clé pour maintenir une équipe aspirante sur plusieurs années.
Donner de la confiance au joueur : Offrir de la stabilité à un jeune joueur québécois lui permettrait de se concentrer pleinement sur son développement sans la pression constante de jouer pour son prochain contrat de transition (bridge contract).
Tout comme Kyle Dubas l'a fait avec Ville Koivunen à Pittsburgh, Kent Hughes a l'opportunité de tenter un pari calculé à haut rendement et à faible risque. Signer Zachary Bolduc à long terme autour de 4 M$ par saison représenterait une gestion proactive de la masse salariale : au pire, Montréal obtient un joueur de profondeur fiable à juste prix ; au mieux, le CH s'assure un marqueur de 20 à 25 buts à un tarif dérisoire pour la prochaine décennie.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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