
Un joueur qui coche toutes les cases
Le Canadien de Montréal ne s'en cache plus : avec une fenêtre de compétitivité qui s'ouvre officiellement et des ambitions de participer activement aux séries éliminatoires à chaque saison dans le futur, l'équipe doit trouver des solutions concrètes pour solidifier son top 6 à court terme. Plutôt que de liquider des éléments majeurs de l'avenir pour un joueur hypothétique sous contrat à long terme, une option savoureuse et diablement efficace retient l'attention : Ryan O'Reilly.
À 35 ans, l'ancien vainqueur du trophée Conn Smythe n'a absolument rien perdu de sa superbe. Joueur de centre complet par excellence, O'Reilly est le prototype du leader irréprochable capable de dicter l'allure d'un match dans les deux sens de la patinoire. Excellent en désavantage numérique, redoutable dans le cercle des mises en jeu et fiable sous pression, il est le genre de vétéran qui stabilise instantanément un vestiaire. Capable de flirter ou de dépasser le plateau des 70 points, il apporterait une dimension offensive et défensive mature dont le CH a grandement besoin au centre de sa formation.
L'un des plus grands avantages d'une telle piste réside dans la flexibilité qu'elle procure. Contrairement à des transactions d'envergure pour des joueurs plus jeunes liés à de lourds contrats, comme ce serait le cas pour aller chercher un joueur de la trempe de Dylan Larkin, l'acquisition d'O'Reilly ne demanderait pas de sacrifier le noyau d'espoirs de premier plan ou une panoplie de choix de repêchage.
Puisque son contrat se conclut à la fin de la saison (devenant agent libre sans compensation cet été), le prix d'acquisition sur le marché des transactions demeurerait beaucoup plus mesuré. Pour le Canadien, cela représente l'avenue parfaite : colmater la brèche au poste de deuxième centre pour la présente campagne, épauler la brigade en attendant l'éclosion graduelle de jeunes espoirs comme Michael Hage dans les prochaines années, et garder une flexibilité totale pour la prochaine intersaison.
Si l'expérience s'avère concluante et que les deux clans y trouvent leur compte, rien n'empêcherait même de prolonger son séjour à Montréal pour une ou deux saisons supplémentaires à un salaire raisonnable.
Évidemment, la réalisation d'un tel scénario dépendra grandement de la direction que prendra Nashville en début de saison. Si les Predators connaissent des ratés et s'éloignent du portrait des séries, le directeur général Barry Trotz pourrait se résoudre à écouter les offres pour ses vétérans. En revanche, si l'équipe performe à la hauteur des attentes, le prix exigé pourrait s'avérer trop élevé.
Chose certaine, si la porte s'ouvre ne serait-ce qu'un tout petit peu en Tennessee, Kent Hughes aurait tout intérêt à lever la main. C'est le genre de coup audacieux et mesuré qui peut transformer une bonne équipe en véritable aspirante aux grands honneurs dès le printemps.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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