
Ça bouge déjà dans le dossier du vétéran attaquant!
L'avenir de Brendan Gallagher avec le Canadien de Montréal semble désormais scellé. Le vétéran attaquant de 34 ans a lui-même reconnu lundi dernier, avec une émotion palpable, que sa place dans l'alignement du Tricolore n'existait plus. Reste maintenant à déterminer de quelle façon se fera la séparation, lui qui a encore une année à écouler à son présent contrat. Si l'option du rachat de contrat a longtemps circulé dans les discussions, plusieurs éléments récents laissent croire qu'un échange serait en fait le scénario le plus probable, et une destination en particulier retient l'attention.
Voilà maintenant que l'on apprend par le biais du journaliste Rick Dhaliwal, que le DG du CH, Kent Hughes, a accepté d'accorder la permission à l'agent de Gallagher, Gerry Johansson, de lui-même discuter avec les 31 autres formations de la LNH pour faciliter une transaction alors que le Canadien acceptera de l'échanger dans l'équipe de son choix même s'il ne possède pas une clause de non-mouvement complète, par respect pour les services rendus.
Tout indique que le principal intéressé a officiellement demandé à la direction du Canadien d'être échangé durant la saison morte.
La nomination aujourd'hui de Manny Malhotra au poste d'entraîneur-chef des Canucks de Vancouver vient ajouter une dimension inattendue au dossier Gallagher. Les deux hommes se connaissent bien: Ils ont partagé le vestiaire du Canadien lors de la campagne 2014-15, à une époque où Gallagher était un jeune joueur en pleine progression, récoltant 47 points en 82 rencontres. Malhotra, lui, disputait alors 58 matchs sous les couleurs montréalaises.
Ce passé commun n'est pas qu'une anecdote. Un entraîneur qui a côtoyé un joueur de près, qui a été témoin de son éthique de travail et de sa combativité au quotidien, se trouve dans une position idéale pour convaincre sa direction de miser sur lui. Malhotra arrive à la barre des Canucks fort d'un parcours impressionnant au sein de l'organisation, couronné par une conquête de la Coupe Calder avec les Canucks d'Abbotsford en 2024-25, saison durant laquelle son équipe a signé 44 victoires. Sa connaissance intime de la culture vancouvéroise, combinée à ses liens avec le nouveau directeur général Ryan Johnson, lui confère une influence réelle sur les décisions à venir.
Gallagher lui-même a alimenté cette hypothèse en déclarant publiquement que Vancouver représenterait une option intéressante pour poursuivre sa carrière. Le fait que la ville soit son lieu de naissance ajoute une touche personnelle à ce scénario qui prend de plus en plus forme.
Sur le plan contractuel, la situation de Gallagher rend une transaction plus réaliste qu'on pourrait le croire à première vue. Son entente avec le Canadien, évaluée à 6,5 millions de dollars par saison, se termine après la campagne 2026-27. Tel que le rapporte le journaliste Nicolas Cloutier de TVA Sports, pour cette dernière année, son salaire de base n'est que de 4 millions, une structure qui allège considérablement le fardeau financier pour une équipe acquéreuse. Un rachat, en revanche, obligerait Montréal à absorber une portion du contrat sur ses livres comptables pendant plusieurs années, une option moins avantageuse pour une organisation qui cherche à maximiser sa flexibilité salariale.
Du côté de Vancouver, les besoins sont clairs. Les Canucks entament une phase de reconstruction et cherchent des vétérans capables d'apporter du leadership et de la fibre compétitive dans un vestiaire en transformation. Même si la production offensive de Gallagher a diminué au fil des ans, avec 7 buts et 16 passes pour 23 points en 77 matchs la saison dernière, son apport va bien au-delà des chiffres. En 911 rencontres de carrière dans la LNH, il a inscrit 246 buts et amassé 487 points, mais c'est surtout son attitude de guerrier infatigable qui a toujours constitué sa marque de commerce.
Tous les morceaux du casse-tête semblent s'assembler: Un joueur prêt à partir, un entraîneur qui le connaît personnellement, une organisation en quête de caractère et une structure contractuelle qui facilite les négociations. Les prochaines semaines s'annoncent déterminantes pour savoir si cette connexion montréalaise trouvera bel et bien son aboutissement sur la côte Pacifique.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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