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Bouger ses pieds. Le conseil le plus simple, le plus répété, le plus fondamental que tout entraîneur transmet depuis des décennies. Sur un tableau blanc, ça semble banal. Sur la glace, à vitesse LNH, avec un adversaire collé au chandail, ça devient un art. Juraj Slafkovský l’a compris et, surtout, il l’a intégré.
Questionné par Anthony Martineau sur ce qu’il croit avoir le plus amélioré cette saison, le Slovaque de 21 ans n’a pas cherché une réponse spectaculaire.
Il a parlé de pieds, de mouvement constant, de pouvoir et d’espace. Des mots simples, mais lourds de sens pour un joueur de son gabarit. En bougeant davantage, Slafkovský transforme chaque présence en menace. Il gagne une fraction de seconde, puis une autre. À ce niveau, c’est souvent tout ce dont un marqueur a besoin.
Les projections parlent d’elles-mêmes. 31 buts, 37 aides, 68 points — mise-à-jour après le match face aux Sharks: 38 passes et 69 points. Des chiffres solides, mais qui ne racontent qu’une partie de l’histoire. Le vrai saut se situe dans la manière. Slafkovský conserve la rondelle plus longtemps, ose des jeux à plus haut facteur de risque et, surtout, les réussit. Là où il forçait auparavant, il contrôle maintenant. Là où il subissait, il dicte.
Stu Cowan l’a bien résumé en soulignant son utilisation accrue de son gabarit pour protéger la rondelle.
Ce n’est plus seulement une question de force brute. C’est une lecture du jeu plus rapide, un positionnement plus intelligent, une capacité à absorber la pression — parfois contre plus d'un adversaire à la fois — pour ensuite relancer l’attaque. Le Slovaque ne fait pas que garder la rondelle. Il la récupère, la sécurise et la transforme en occasion, et ce, de plus en plus régulièrement.
Ce progrès n’est pas anodin. Slafkovský est désormais le meilleur pointeur de l’histoire du Canadien de Montréal chez les joueurs de 21 ans ou moins. Un exploit qui le place dans une catégorie très sélecte et qui confirme que son développement suit une courbe ascendante, sans plateau apparent.
Ce qui rend la suite encore plus excitante, c’est la perspective des séries. Là où l’espace se raréfie, là où chaque bataille se gagne au prix d’un détail. Slafkovský semble prêt à monter son jeu d’un cran quand ça compte vraiment. Le mouvement de pieds, le gabarit, la confiance, tout est en place. Le conseil de base est devenu une arme… et le Canadien commence à en récolter les dividendes.
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