
L'ailier vétéran pourrait quitter Nashville cet été. Montréal devrait-il sauter sur l'occasion ?
Les Predators de Nashville vivent un été mouvementé sous la direction de leur nouveau directeur général Chris MacFarland. Après avoir ajouté pas moins de sept joueurs à leur formation en l'espace d'un mois, l'organisation se retrouve maintenant dans l'obligation de réduire son effectif pour respecter la limite de 23 joueurs avant le début de la saison 2026-27. Cette situation crée des occasions intéressantes sur le marché des échanges, et un nom en particulier retient l'attention du côté de Montréal : Jonathan Marchessault.
Le vétéran ailier de 35 ans figure parmi les candidats les plus susceptibles d'être échangés par Nashville. MacFarland a lui-même reconnu que des décisions difficiles seraient nécessaires, évoquant la possibilité de « déplacer des joueurs qu'on ne chercherait pas normalement à bouger afin d'améliorer des positions clés sur la glace ». Avec au moins 26 joueurs sous contrat pour la prochaine campagne, les Predators n'ont pas le luxe de garder tout le monde.
Marchessault a connu deux saisons décevantes à Nashville depuis son arrivée en provenance de Vegas. En 2025-26, il n'a récolté que 12 buts et 19 passes en 62 matchs, des chiffres bien en deçà de ce qu'on attendait du héros de la conquête de la Coupe Stanley en 2023.
Toutefois, l'attaquant a fait preuve d'une lucidité remarquable lors de son bilan de fin de saison en avril dernier. « Je suis conscient que si je joue comme j'ai joué cette année, je ne vais amener aucune équipe en séries éliminatoires », avait-il déclaré avec franchise. « Il y a des gars qui ont fait une différence cette année et d'autres qui n'en ont pas fait. Je n'ai pas fait de différence cette année. » Cette attitude contraste nettement avec celle qu'il avait adoptée après la saison 2024-25, lorsqu'il avait semblé rejeter la faute sur le système de l'entraîneur Andrew Brunette.
Cette prise de conscience pourrait justement être le signe qu'un changement d'environnement lui serait bénéfique. Et c'est là que le Canadien de Montréal entre en jeu.
Le Canadien cherche depuis un moment à solidifier son deuxième trio offensif, et Marchessault possède le profil idéal pour combler ce besoin. Malgré ses récentes difficultés, il reste un joueur d'expérience qui a prouvé qu'il pouvait performer au plus haut niveau. Son parcours à Vegas, où il a été l'un des piliers offensifs d'une équipe championne, témoigne de sa capacité à élever son jeu dans le bon contexte.
Son contrat de 5,5 millions de dollars représente un obstacle, et Nashville devra probablement faire des concessions pour convaincre une équipe de l'accueillir. Pour Montréal, cela pourrait signifier obtenir Marchessault à moindre coût en termes d'actifs, voire recevoir un atout supplémentaire dans la transaction. Les Predators ont déjà montré qu'ils étaient prêts à faire des sacrifices pour alléger leur masse salariale, comme en témoigne l'inclusion du défenseur Ilya Lyubushkin dans l'échange avec Dallas pour Mavrik Bourque.
Un joueur qui reconnaît ses torts et qui aspire à se racheter pourrait trouver à Montréal l'environnement propice à une renaissance. La pression du marché montréalais, souvent perçue comme un fardeau, pourrait au contraire servir de motivation pour un vétéran qui a déjà brillé sur les plus grandes scènes. Si MacFarland continue de chercher preneur pour ses joueurs excédentaires dans les semaines à venir, le Canadien aurait tout intérêt à décrocher le téléphone.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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