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Est-ce que le Canadien a trop d'emprise sur les médias? La question se pose, et une discussion fort intéressante a eu lieu à ce sujet, à l'émission Dans les médias, présentée à Télé-Québec. C'est nul autre que Jean-Charles Lajoie qui était invité pour en discuter.
«Le Canadien est un gouvernement, a dit d'entrée de jeu l'animateur radio. On n'est pas loin du KGB. Sincèrement, c'est la culture du silence, c'est l'omerta. Et ça ne sert pas, ultimement, l'équipe. Je trouve déplorable cette façon de cacher la réalité. Et, pour le dire plus vulgairement, de prendre le monde pour des caves. Ce qui est une grave erreur, à mon sens, dans les années dans lesquelles on vit.»
Selon lui, la situation de la blessure de Carey Price, notamment, a démontré que la culture du silence prônée par l'organisation des Canadiens fait plus de tort que de bien à l'équipe.
«Il y a eu des dérapages. À l'ère des blogues indépendants et des médias sociaux, il y a eu toutes sortes de salades qui ont été publiées à gauche et à droite et les médias traditionnels, dans une certaine mesure, ont emboîté le pas. Il y a des choses épouvantables qui ont été dites cet automne. On a révélé un truc qu'on n'aurait pas dû révéler sur Alex Galchenyuk et une prétendue participation au programme d'aide et de dépendance de la LNH. Dans le cas de Price il y a eu des dérapages sur sa vie personnelle, sa relation amoureuse.»
«C'est devenu une affaire nationale. Ça a commencé avec Chantal Machabée qui demande à Carey Price, après un match au Minnesota s'il était blessé, il répond non, s'il avait des problèmes d'équipement, il répond non, le lendemain il a une blessure très légère, le surlendemain une blessure légère et on ne l'a revu que trois semaines plus tard.»
L'animateur affirme qu'il sent de plus en plus une «écoeurantite» de la part des partisans face à cette attitude du CH.
«La façon condescendante qu'a le directeur-général de s'adresser aux gens, quand on parle d'être au-dessus de ses affaires, ça commence à jouer contre l'équipe. Geoff Molson qui dit lui-même, parce qu'on le questionne sur le nombre effarant de sièges vides un soir de semaine, "Vous savez, on s'inquiétera quand les sièges ne seront pas vendus". Autrement dit, que vous veniez ou pas, c'est pas grave, tant que vous avez acheté votre ticket. On joue à un jeu dangereux.»
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