Jakub Dobes

Jakub Dobeš devant la cage jusqu’à la fin, une décision qui divise

Tous les détails ici !

Alexandre Lavoie

Alexandre Lavoie


Dobeš laissé devant le filet: décision logique ou erreur monumentale?

Le Canadien a quitté Denver avec un revers brutal de 7 à 2 contre l’Avalanche, mais pourtant, ce n’est pas seulement le score qui fait jaser. La décision de Martin St-Louis de garder Jakub Dobeš devant le filet jusqu’au bout soulève aussi son lot d’interrogations. À 5-1, c’était écrit dans le ciel: la soirée allait virer au cauchemar. Alors, pourquoi avoir laissé le jeune affronter la tempête? Plusieurs s’attendaient d’ailleurs à voir Samuel Montembeault prendre la relève pour entamer la troisième période. Tony Marinaro l’a dit clairement: «Je ne comprends pas pourquoi Dobes n’a pas été retiré après la deuxième. Tu ne veux pas qu’il concède 8, 9 ou 10 buts!» Une opinion partagée par une bonne partie des partisans…

Pourtant, St-Louis n’a pas bougé. Peut-être a-t-il discuté avec l’entraîneur des gardiens — et même avec les deux cerbères du CH — afin de prendre une décision de groupe. Après tout, Montembeault tente de rebâtir sa confiance et vient de faire un pas dans la bonne direction face à Vegas, vendredi. Fallait-il l’envoyer dans la fosse aux lions ou a-t-on simplement averti Dobeš que rien ne serait retenu contre lui dans une évaluation future, car la déconfiture du club ne lui était pas imputable.

Selon les propos de l’entraîneur en point de presse, il a reconnu que son équipe avait «aidé l’Avalanche» à quelques occasions, mais il n’a jamais blâmé son gardien. Dobeš a terminé avec 29 arrêts, malgré sept buts encaissés, dont plusieurs sur des séquences où il y a eu des erreurs individuelles. L’Avalanche, en tête du classement, a puni chaque erreur avec une précision chirurgicale. Nelson, Landeskog, MacKinnon, Necas, Makar… ces gars-là n’ont pas besoin d’invitations pour faire mal.

Alors, quel est le vrai débat? Protéger un jeune gardien en le retirant ou lui laisser la chance de se battre jusqu’au bout? Certains voient dans cette décision une marque de confiance. D’autres y voient un risque psychologique inutile, rappelant le traumatisme Patrick Roy en 1995, quand il avait encaissé huit buts avant d’être retiré contre Detroit. On connaît la suite: une rupture historique avec le Canadien. Personne ne veut revivre ça et on est loin du même scénario, mais l’ombre de ce soir-là plane toujours sur Montréal.

Au final, Dobeš n’a pas été catastrophique. Il a même réalisé un arrêt spectaculaire en fin de match… mais il aurait pu mieux faire sur deux ou trois buts. Est-ce que ça change la perception? Pas vraiment. Le Canadien a été dominé dans toutes les zones. Le vrai problème, c’est la gestion des émotions et du développement.

St-Louis a assumé son choix. Mais était-ce une marque de confiance… ou une roulette russe? Vous êtes dans quel camp? Celui qui croit qu’on forge un gardien dans l’adversité ou celui qui pense qu’on vient de lui faire vivre une soirée à oublier?

Inscrivez-vous à notre infolettre

Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.

Sources: X (Twitter) ,NHL.com
HabsolumentFan

Un site de nouvelles, d'opinions et divertissement sur le Canadien de Montréal et la LNH. Soyez à l'affût des toutes dernières nouvelles dans le monde du hockey.

© 2025 Attraction Web S.E.C. Tous droits réservés.