
Les deux jeunes gardiens se battront pour le poste de numéro un!
Quelques jours après l'élimination du Canadien de Montréal en finale de l'Est face aux Hurricanes de la Caroline, Jakub Dobes se retrouvait sur scène avec la vedette country Luke Combs, en train de caler une bière en compagnie de ses coéquipiers Nick Suzuki, Cole Caufield et Brendan Gallagher au parc Jean-Drapeau. Un moment surréaliste pour un gardien qui, il n'y a pas si longtemps, n'était qu'un obscur choix de cinquième ronde. Mais cette saison 2025-26 a tout bouleversé pour le Tchèque de 25 ans, qui s'est imposé comme le gardien numéro un à Montréal et a mené son équipe bien plus loin que prévu.
Repêché au 136e rang lors de la cuvée 2020, Dobes était le treizième gardien sélectionné cette année-là. Après deux saisons à l'Université Ohio State, puis un passage dans la Ligue américaine avec le Rocket de Laval, rien ne laissait présager qu'il deviendrait la surprise la plus agréable de la saison montréalaise. Pourtant, il a réussi à s'emparer du poste de gardien numéro un de l'équipe devant Samuel Montembeault et Jacob Fowler, ce dernier étant considéré depuis son repêchage en 2023 comme le gardien de l'avenir de l'organisation.
En séries éliminatoires, Dobes a été le principal artisan de la progression du Canadien jusqu'en finale de conférence, affichant une moyenne de buts alloués de 2,66 et un taux d'efficacité de .908 en 19 matchs. Au total, il a disputé 62 rencontres cette saison en incluant les éliminatoires, prouvant qu'il pouvait supporter la pression immense qui accompagne le rôle de gardien à Montréal.
Dans une entrevue avec le journaliste Stu Cowan de The Gazette, il a été interrogé sur la clé de sa réussite. Dobes a répondu avec simplicité: La confiance en soi et la patience. «Pour moi, il n'y a pas de limites dans ma tête. Je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour avoir la meilleure carrière possible. J'ai l'impression que ce n'est que le début».
L'arrivée de l'entraîneur des gardiens Marco Marciano, promu du Rocket de Laval le 28 janvier pour remplacer Éric Raymond, a aussi joué un rôle déterminant. En 19 matchs de saison régulière sous sa gouverne, Dobes a compilé une fiche de 13-5-1, une moyenne de 2,57 et un taux d'arrêts de .914 en 19 départs. Le gardien ne tarit pas d'éloges envers son mentor, avec qui il avait déjà travaillé pendant deux ans dans la Ligue américaine. «Il me rappelait constamment à quel point je pouvais être bon. Même après un mauvais match ou une mauvaise période, il me remettait sur les rails. J'ai l'impression qu'il me connaît mieux que je me connais moi-même», a expliqué Dobes.
L'un des aspects les plus intrigants de l'avenir du Canadien entre les poteaux repose sur la dynamique entre Dobes et le jeune Jacob Fowler, âgé de seulement 21 ans. Avec le départ probable de Montembeault cet été, tout indique que les deux gardiens se partageront le filet la saison prochaine. Mais loin d'être une source de tension, cette rivalité semble nourrir les deux hommes de façon positive.
«C'est un gars formidable», a déclaré Dobes au sujet de Fowler. «Honnêtement, on ne parle pas beaucoup de hockey entre nous. On a une relation très saine. C'est un gardien extraordinaire. On essaie simplement de se pousser mutuellement. C'est une compétition bénéfique pour nous deux. Il est bon, je suis bon. J'ai le sentiment qu'on a une bonne connexion. On verra ce qui se passera l'an prochain.»
Sur le plan contractuel, la situation est avantageuse pour le Canadien. Dobes dispose d'une dernière année de contrat avec un impact salarial de 965 000 dollars, tandis que Fowler a encore deux saisons sur son contrat d'entrée à 945 883 dollars. Un contraste saisissant avec l'époque où Carey Price occupait le sommet de la masse salariale de l'équipe avec 10,5 millions.
Au-delà des chiffres, Dobes savoure pleinement le privilège de porter le chandail tricolore. «Jouer pour le Canadien de Montréal, il n'y a rien de mieux. Le chandail, la tradition, le Centre Bell. C'est comme vivre un rêve chaque jour», a-t-il affirmé, avant d'ajouter avec enthousiasme que l'objectif ultime reste la Coupe Stanley, possiblement dès la saison prochaine. La table est mise pour un duel de gardiens qui pourrait définir le prochain chapitre de l'histoire du Canadien.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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