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Pas pire, pour un choix de 7e ronde. La phrase lancée par RDS résume à elle seule le parcours de Jake Evans, même si elle ne dit pas tout. Disputer 400 matchs dans la LNH, tous sous le même chandail, demeure un accomplissement qui force le respect, surtout pour un joueur repêché 207e au total en 2014.
À ce moment, Evans était loin des projecteurs, loin des promesses clinquantes, loin des paris audacieux. Montréal a pourtant misé juste.
Depuis le 28 février dernier, face aux Capitals, le centre ontarien traverse une séquence qui en surprend plus d’un. Six matchs consécutifs avec au moins un point, pour un joueur reconnu avant tout pour son travail défensif, ce n’est pas anodin.
Evans n’a jamais été catalogué comme un moteur offensif, toutefois il démontre encore une fois sa capacité à s’adapter et à répondre aux besoins du moment. Quand l’équipe requiert de la stabilité, il la fournit. Quand elle a besoin de production secondaire, il lève la main et répond présent.
Son véritable impact se mesure ailleurs. En désavantage numérique, Evans demeure l’un des attaquants les plus utilisés par le Canadien. Il affronte régulièrement les meilleurs trios adverses, bloque des lignes de passes, gagne des mises au jeu cruciales. Son pourcentage de 52,2 % au cercle en carrière n’est pas le fruit du hasard, surtout lorsqu’on considère la qualité de l’opposition qu’il affronte soir après soir. Ce sont des détails qui ne font pas nécessairement les manchettes, mais qui font gagner des matchs.
À 29 ans, Evans n’a jamais quitté l’organisation montréalaise. Quatre cents matchs plus tard, il incarne parfaitement le joueur qui demeure dans l’ombre par excellence. Celui qui ne triche pas, qui laisse tout sur la glace et qui accepte son rôle sans bruit. L’an dernier, le CH lui a consenti un contrat de 2,85 M$ par saison, valide jusqu’en 2028-2029. À la lumière de ses performances, le mot aubaine s’impose presque naturellement… surtout que plusieurs disaient qu’il aurait pu obtenir un meilleur contrat s’il avait goûté à l’autonomie complète au lieu de s’entendre avec le CH.
Aucune équipe aspirant aux grands honneurs ne peut se permettre d’ignorer ce type de joueur. Evans n’est pas spectaculaire, mais il est indispensable. Montréal en possède un, développé à l’interne, fidèle et efficace. Pour un choix de 7e tour, on peut difficilement demander mieux…
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