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Marco D’Amico a frappé fort avec son entrevue exclusive de Jacob Fowler. Il trace un portrait fidèle et très intéressant du nouveau cerbère du Tricolore.
Le jeune gardien du Canadien n’a jamais été ce prospect qu’on encense et suit dès ses 14 ans en le proclamant la nouvelle merveille sur glace. Non, pas du tout. Son parcours est tout sauf linéaire. À 16 ans, il pensait encore à la Ligue nord-américaine de hockey (NAHL) ou la Ligue junior A de la Colombie-Britannique (BCHL) comme plan B. Pas de tapis rouge, pas de statut de vedette. Juste un gamin qui devait se battre pour chaque opportunité.
Fowler a grandi dans l’ombre, loin des projecteurs braqués sur les phénomènes précoces. Il a misé sur le travail acharné et la patience. Son passage à Youngstown a été décisif, puis Boston College l’a propulsé dans une autre dimension. Montréal l’a repêché au 69e rang en 2023, preuve qu’il n’était pas dans les hautes sphères des listes des recruteurs de la LNH. Pourtant, il a forcé la porte.
Le plan initial était clair pour son développement. Du temps avec le Rocket pour accumuler des matchs et de l’expérience. Mais la situation précaire devant le filet du CH et ses performances époustouflantes à Laval ont changé la donne. Fowler a une fois de plus saisi sa chance et, dès son premier match, il a épaté. 36 arrêts sur 38 tirs, deux buts alloués, moyenne de 2,01 et pourcentage de 0,947. Des chiffres qui font tourner les têtes et écarquiller bien des yeux.
Attention, il ne faut pas s’emballer. L’histoire regorge de gardiens qui ont connu des débuts flamboyants avant de retomber sur terre, mais Fowler dégage quelque chose de spécial. Calme, bien positionné, jamais déporté, il inspire confiance. Les joueurs osent davantage, sachant qu’il veille derrière. On a presque cru revoir Carey Price à ses débuts pendant le match contre les Penguins de Pittsburgh…
On parle d’un gardien qui, il y a trois ans, n’était même pas sur la carte. Aujourd’hui, il change la dynamique d’un club en quête de stabilité. Feu de paille ou futur pilier? Il est trop tôt pour se prononcer, mais une chose est sûre, Fowler fait du bien au moral des partisans et redonne espoir à une équipe qui cherchait un gardien capable de changer la donne… et ça, c’est déjà énorme.
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