
Tous les détails ici !
Jacob Fowler: un échantillon minuscule, une impression grandiose
La question posée par La Poche Bleue a l’avantage d’être simple, directe, presque sournoise: Jacob Fowler est-il déjà devenu le gardien numéro un du Canadien? Le débat lancé par Maxim Lapierre a rapidement allumé une discussion animée autour du plateau, et chaque intervenant a tenté d’y mettre son grain de sel…
Pascal Leclaire a répondu sans détour. Pour lui, présentement Fowler occupe le trône. Lapierre cherchait cependant autre chose. Il voulait savoir si cette position était devenue un état de fait ou seulement une photographie du moment. La nuance a nourri la chicane amicale. Gilbert Delorme est resté prudent en rappelant que l’échantillon demeure trop mince. Trois ou quatre matchs — cinq en réalité — ce n’est pas une carrière. Dave Morissette, lui, n’a pas voulu entendre les hésitations. Selon lui, le jeune cerbère force déjà la main de l’organisation. Il vole des victoires, impose son style, et surtout, affiche une assurance rare chez un gardien aussi jeune.
Il ne faut pas oublier que Fowler a déjà inscrit son nom dans l’histoire du club. En blanchissant Pittsburgh, il est devenu le troisième plus jeune portier du Canadien à signer un jeu blanc avec l’équipe. Ce moment, à lui seul, raconte une partie de l’histoire.
Un mois plus tôt, on parlait pourtant d’un autre gardien numéro un avec le Tricolore. Jakub Dobeš avait pris une longueur d’avance sur Samuel Montembeault et semblait tenir le filet avec aplomb. Leclaire l’a bien rappelé. La hiérarchie change vite, parfois trop vite. Cela dit, Fowler dégage une structure de jeu que les panélistes ont unanimement relevée. Ce calme, cette façon de contrôler ses déplacements, cette capacité à absorber la pression sans perdre sa ligne technique. L’Américain semble dans une classe à part.
Cinq rencontres ne font pas une carrière, cependant le rythme qu’il impose actuellement laisse croire qu’il est bâti pour durer. 3-1-1 avec un blanchissage, une moyenne de buts alloués de 2,40 et un pourcentage d’arrêts de 0,918 — des statistiques plutôt encourageantes au minimum.
Fowler a excellé partout où il est passé. Il montre une attitude de gagnant qui ne s’enseigne pas. Le Canadien tient son prochain numéro un. La question n’est pas si, mais quand? Le jour où Montréal osera lui céder entièrement le filet approche — lui qui sera d'office face au Lightning dimanche. Il reste juste à savoir quel agneau sera sacrifié pour lui faire toute la place qu’il mérite…
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.