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Il y a des séquences vidéos qui valent plus que mille mots et celle partagée par Greg Revak sur X en est une. On y voit Ivan Demidov, jeune prodige du Canadien de Montréal, répéter inlassablement un mouvement simple en apparence, soit de réceptionner une passe.
Mais pour Demidov, il ne suffit pas que la rondelle frappe sa palette pour qu’il en prenne possession. Évidemment que non. Pour le Demigod il faut: réceptionner le disque en mouvement, pivoter au bon moment, puis exploser au moment idéal. Une routine? Pas du tout. Un chef-d’œuvre en devenir.
Ce que Demidov travaille ici, c’est une microcompétence, la première touche. Celle qui, bien exécutée, ouvre la porte à toutes les options. Celle qui transforme une simple réception en menace immédiate. Celle qui, dans les mains — ou plutôt sur la palette — d’un joueur d’élite de sa trempe, devient une arme dévastatrice.
Et c’est là que réside toute la beauté de la chose. Demidov n’est pas en train de peaufiner un tir ou de pratiquer une feinte spectaculaire pour épater la galerie. Pas cette fois. Il travaille un détail. Un geste que l’on remarque à peine, mais qui change tout. C’est exactement ce que tout entraîneur rêve de voir, un joueur qui comprend que la grandeur se cache dans les détails.
Arrivé en Amérique du Nord avec le statut de futur pilier offensif du CH, Demidov aurait pu se contenter de son talent brut. Combien de jeunes prodiges ont vu leur ascension freiner parce qu’ils misaient uniquement sur leur talent naturel? Le hockey est rempli de ces histoires oubliées.
Demidov, lui, refuse de devenir une note de bas de page. Comme les meilleurs avant lui — pensons à Sidney Crosby, maître incontesté du travail invisible ou Lane Hutson que l’on ne peut empêcher de sauter sur la glace, sauf en fermant l’aréna à clef — il choisit de raffiner son jeu et de transformer chaque mouvement en art. Il prévoit chaque coup comme un maître des échecs, rentabilisant chaque action.
À l’aube de sa première saison complète avec le Tricolore, l’excitation est palpable. Les attentes sont immenses, mais son potentiel l’est encore plus. Reste à voir s’il transformera l’attaque du Canadien dès cette année ou s’il lui faudra un peu plus de temps pour s’adapter au rythme nord-américain sur une saison complète. Une chose est certaine, avec cette éthique de travail, le succès n’est pas une question de «si», mais de «quand».
Et parlant de «quand», quand vous le verrez marquer un but de cette façon dans un Centre Bell bondé, vous saurez d’où ça vient…
Demidov ne se contente pas de jouer au hockey. Il le sculpte, touche par touche, comme un artiste qui polit son œuvre. Et Montréal pourrait bien être le musée où il exposera son génie. Est-ce qu’un nouvel Artiste est sur le point de faire oublier Alex Kovalev et de lui voler son surnom? Peut-être pas. Mais une chose est sûre, le titre de Demigod lui ira comme un gant s’il continue de peaufiner son œuvre ainsi.
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