
Il n'a peur de personne et sert même un sérieux avertissement à Tom Wilson!
Le repêchage 2026 de la LNH a une fois de plus mis en lumière l'avantage stratégique que possède le Canadien de Montréal en matière de recrutement en Russie. Alors que la majorité des équipes de la ligue se fiaient aux rapports disponibles et aux événements traditionnels pour évaluer les espoirs, l'organisation montréalaise avait déjà une longueur d'avance considérable sur l'attaquant de puissance Gleb Pugachyov. Et quand on découvre son profil, on comprend pourquoi Kent Hughes a tenu à monter de deux rangs pour le sélectionner au 26e échelon.
Lors du point de presse suivant le repêchage, le recruteur Nick Bobrov a révélé à quel point Montréal en savait davantage que toutes les autres formations sur Gleb Pugachyov. Les Canadiens avaient commencé à le surveiller avant même l'été précédent, durant ses séries en MHL, où il s'était démarqué de manière éclatante. Par la suite, ils l'ont observé en Floride aux côtés d'Alexander Zharovsky, un autre espoir russe de l'organisation, et ses performances avaient continué d'impressionner.
Le moment charnière est survenu en novembre, lorsque Bobrov s'est rendu en Russie avec Vincent Riendeau pour un tournoi U18-U20. Les deux hommes étaient, selon les propres mots de Bobrov, les seules personnes affiliées à la LNH présentes sur place. Un luxe qui a porté ses fruits immédiatement. Dès la première présence de Pugachyov sur la glace, Riendeau a eu une réaction sans équivoque, affirmant que c'était leur homme. Martin St-Louis, en visionnant les images par la suite, a eu exactement la même réaction et voulait tout savoir sur ce joueur.
Ce n'est pas la première fois que le Canadien profite de ses accès privilégiés en Russie, rendus possibles notamment grâce à la nationalité de Bobrov. Les jeunes attaquants Ivan Demidov et Alexander Zharovsky avaient eux aussi glissé au repêchage avant de tomber entre les mains de Montréal lors des deux années précédentes. Tout porte à croire que si les autres équipes avaient eu la possibilité de voir Pugachyov aussi souvent que le CH, il aurait été repêché bien plus tôt.
À 18 ans, Pugachyov mesure environ 6'3" et pèse 198lbs. Originaire d'Almaty au Kazakhstan, il a grandi dans une famille d'athlètes, son père étant haltérophile et sa mère sprinteuse, ce qui explique en partie sa génétique imposante. Mais ce qui le distingue vraiment, c'est son style de jeu comparé à celui de Tom Wilson des Capitals de Washington, un mélange de puissance physique brute, de tir redoutable et de présence intimidante.
Suite à son repêchage, le principal intéressé s'est entretenu avec la journaliste Daria Tuboltseva de RG Média. Il a accepté de révéler quelques anecdotes de son entrevue d'avant repêchage avec l'organisation du Canadien.
Lors de son entrevue avec le CH, on a d'ailleurs voulu tester sa trempe mentale avec des mises en situation révélatrices. On lui a demandé d'imaginer qu'il portait déjà le chandail du Canadien et qu'après avoir servi une mise en échec percutante contre un joueur de Washington, Tom Wilson se précipitait vers lui. Sa réponse? Il serait prêt à se battre sans problème. Mieux encore, il a aussi servi un avertissement à l'un des pugilistes les plus craints de la LNH.
"Je leur ai dit qu'il ne resterait plus rien de lui!"
- Gleb Pugachyov
Le Canadien lui a aussi soumis un autre scénario: Au camp des recrues, il assène un coup à Josh Anderson dans un match intra-équipe. La tension monte et une altercation éclate. Que se passe-t-il ensuite? Pugachyov n'a pas hésité une seconde en répondant simplement qu'il y aurait un combat entre les deux coéquipiers. Cette assurance et cette absence totale de peur face à des vétérans reconnus pour leur robustesse en disent long sur le caractère du jeune Russe.
Malgré son gabarit imposant, Pugachyov ne considère pas sa taille comme son principal atout. Il se décrit plutôt comme un joueur polyvalent, capable de contribuer dans les trois zones de la patinoire, que ce soit en désavantage numérique, par son jeu physique ou par son tir puissant. Il reconnaît toutefois que le patinage reste le plus grand défi pour un joueur de sa stature et qu'il y consacre un travail constant.
Au cours de la saison 2025-26, il a évolué à trois niveaux différents, passant de la MHL à la VHL puis à la KHL, où il a fait ses débuts le 6 janvier face au Barys. Un parcours fulgurant pour un joueur qui, à peine un an plus tôt, n'aurait jamais imaginé une telle progression. Inspiré par Alexander Radulov, Auston Matthews et Aleksander Barkov, Pugachyov devrait se rendre à Montréal dès le début de la semaine suivant le repêchage pour participer au camp de développement du Canadien, avec l'intention simple de s'entraîner, d'apprendre et de rencontrer ses nouveaux coéquipiers. Son parcours ne fait que commencer, mais sa mentalité de guerrier et la confiance que lui accorde l'organisation montréalaise laissent présager un avenir des plus intéressants dans l'uniforme bleu-blanc-rouge.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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