Georges Laraque
BPM Sports

Georges Laraque : "Y'a des joueurs qui n'aiment pas les séries"

Voyez les détails !

Samuel Doiron

Samuel Doiron


C’est le genre de déclaration qui fait bondir les partisans, mais qui, venant d’un vétéran comme Georges Laraque, force à une réflexion sur la réalité de la LNH.

Lors d'un récent segment sur les ondes de BPM Sports, l'ancien homme fort n'a pas mâché ses mots : pour certains joueurs, la Coupe Stanley n'est pas un rêve, c'est un inconvénient.

Le facteur monétaire : Jouer « pro bono »

L’argument de Laraque repose sur une réalité comptable souvent oubliée par le public. Dans la LNH, le salaire annuel est réparti sur la saison régulière (généralement 13 chèques).

Dans le coin du 16 avril, c’est la date butoir. Une fois le dernier match de la saison régulière disputé, les salaires s’arrêtent. Les joueurs ne touchent que des bonus de performance collectifs selon le nombre de rondes franchies. Comme le souligne Laraque, une élimination en deuxième ronde ne rapporte qu'environ 10 000 $ US par joueur.

Pour un athlète qui gagne des millions, risquer une blessure grave ou jouer malgré la douleur pour un "pourboire" (relativement parlant) ne semble pas être un calcul intéressant pour tous.

La tentation du « Club Med »

Au-delà de l'argent, c'est l'aspect psychologique qui choque. Laraque affirme sans détour qu'une frange de joueurs préfère évoluer pour des organisations sans aucune pression.

« Le 15 avril, t'es en congé jusqu'au mois de septembre. Y'a des gars qui aiment ça. Y'a des gars qui aiment avoir aucune pression pour jouer dans des équipes qui vont nulle part.

Ça me fait mal. J'en ai vu des joueurs, dont avec le Canadien, pis avec d'autres équipes que j'ai jouées, leur stock était déjà pacté. Quand ça finissait, le lendemain il étaient parti, ils avaient hâte. C'est pas tout le monde qui aime les séries. »


Le cas Auston Matthews : Un symbole malgré lui ?

La vidéo partagé de BPM Sports a lancé une flèche pas trop subtile au capitaine des Leafs, notamment parce qu'elle était accompagnée d'une photo de la méga-vedette des Maple Leafs de Toronto, Auston Matthews.

Bien que Laraque ne l’ait pas nommé directement dans ses propos généraux, l’association visuelle n'est pas innocente. Elle illustre parfaitement le narratif qui colle à certains joueurs de grand talent :

Statistiques éclatantes en saison régulière (quand le chèque tombe).

Production en baisse ou manque d'engagement physique en séries (quand la pression monte).

Cette sortie de Georges Laraque nous rappelle que le hockey reste, pour certains, une simple « job ». Si vous vous demandiez pourquoi certaines équipes semblent manquer de « caractère » quand les enjeux montent, Big Georges vient de vous donner une piste de réponse assez cynique, mais probablement très juste.

Inscrivez-vous à notre infolettre

Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.

À propos de l'auteur

Samuel Doiron
Samuel Doiron

Rédacteur

Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.

Lire la suite
Source: BPM Sports
HabsolumentFan

Un site de nouvelles, d'opinions et divertissement sur le Canadien de Montréal et la LNH. Soyez à l'affût des toutes dernières nouvelles dans le monde du hockey.

© 2026 Attraction Web S.E.C. Tous droits réservés.