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Depuis la saison 2012-2013, Brendan Gallagher sacrifie son corps sur la patinoire pour le Canadien de Montréal. C'est plus de 880 parties dans l'uniforme du bleu-blanc-rouge à se donner présence après présence. Depuis sa première présence sur la patinoire montréalaise, les partisans n'ont jamais remis en doute son implication.
Mais le constat est clair, Brendan Gallagher a ralenti. Cette saison, c'est 14 points en 46 matchs. Et quand on le regarde aller sur la patinoire, on remarque qu'il n'est plus aussi dynamique qu'auparavant.
Le portrait pour l'an prochain
De tous les attaquants actuels de l'équipe, seuls deux attaquants pourraient ne pas être de retour avec l'équipe : Patrik Laine et Sammy Blais.
Tous les autres sont soit sous contrat (Caufield, Suzuki, Slafkovsky, Demidov, Danault, Anderson, Newhook, Evans, Kapanen, Texier, Gallagher,), soit seront agents libres avec restriction (Dach, Veleno, Bolduc). On compte donc déjà 14 attaquants sous contrat, sans compter Owen Beck, Florian Xhekaj ou Michael Hage qui pourraient mériter un poste avec l'équipe.
Nous avons donc 17 attaquants possibles, pour 12 places. Et c'est sans compter une quelconque acquisition à la date limite ou cet été.
Quel est le plus gros défaut de Gallagher ? Son salaire. Cette année (et l'an prochain), il compte pour 6,5M$ sur la masse salariale. Le jeu de Gallagher en soi n'est pas nécessairement pire que celui d'autres attaquants marginaux, mais il serait possible de trouver quelqu'un qui offre présentement le même rendement que lui pour une fraction du prix. Et l'argent libérée servirait à améliorer l'équipe ou à offrir une prolongation de contrat à un jeune joueur productif.
Voici donc 2 scénarios plausibles (non, Kent Hughes ne réussira pas à l'échanger). Lequel serait le meilleur pour le Canadien ?
Coût : 6,5M$ sur la masse pour la saison 2026-27.
On conserve le salaire de Brendan Gallagher pendant la saison. Qu'il joue beaucoup, un peu, ou qu'il passe la saison sur la passerelle, ça ne change pas grand chose. Évidemment, s'il ne joue pas, c'est un 6,5M$ de gaspillé. Mais l'avantage, c'est que ce n'est qu'un an. Il devient ensuite agent libre sans restriction, et on pourra prendre la décision de lui offrir un nouveau contrat ou pas.
Coût : 2,18M$ sur la masse pour la saison 2026-27 et 2027-28.
Lors d'un rachat de contrat, l'équipe paye les deux tiers du montant restant, sur le double d'année. Le CH devrait donc payer environ 4,36M$ à Gallagher, étalé sur 2 ans. L'avantage, c'est que le Canadien obtient plus de 4M$ à dépenser pour la prochaine saison. C'est un montant peu négligeable. Le désavantage, c'est qu'au lieu d'avoir 6,5M$ de libéré en 2027-28 (lorsque le contrat de Gallagher se serait terminé), le CH devrait retrancher 2,18M$ de ce montant.
En gros, est-il mieux de "perdre" 6,5M$ pendant une année, ou 2,18M$ pendant 2 ans ?
Évidemment, c'est le jeu de Gallagher qui va dicter son utilisation par l'équipe. S'il est dans les 12 meilleurs attaquants, il reste sans l'ombre d'un doute. Mais avec tous les attaquants disponibles (lors du retour en santé des blessés), est-ce que Gallagher sera vraiment dans les 12 meilleurs ?
Nous risquons d'avoir la réponse rapidement dans les prochaines semaines. L'utilisation qu'en feront Martin St-Louis et ses adjoints nous donnera un bon indice du plan qu'ils ont pour lui l'an prochain. Reste à voir qui cèdera sa place lorsque tout le monde sera en santé !
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