
Pourrait-il se relancer avec le Canadien?
Hier, lors de la date limite des transactions, Marc Bergevin a complété les emplettes qu'il avait débuté il y a quelques jours en vue de la course aux séries éliminatoires.
Après avoir mis la main sur le vétéran attaquant Eric Staal et le défenseur Jon Merrill, Bergevin a acquis le défenseur offensif Erik Gustafsson des Flyers de Philadelphie en retour d'un simple choix de 7e ronde.
De plus, les Flyers ont accepté de retenir 50% de son salaire de 3 millions de dollars.
À titre de référence, il y a un an, encore une fois à la date limite des transactions, Gustafsson était échangé des Blackhawks de Chicago aux Flames de Calgary en retour d'un choix de 3e ronde.
On peut donc dire que les Flyers l'ont pratiquement donné au Canadien.
Étant donné que le CH avait justement besoin d'un bon défenseur offensif capable de relancer l'attaque et évoluer sur l'avantage numérique, on peut dire qu'il s'agit d'une acquisition qui ne comporte aucun risque et qui a le potentiel de très bien tourner.
Pourtant, il y a deux ans à peine, le défenseur offensif terminait la saison 2018-19 avec une fiche de 17 buts et 43 passes pour un impressionnant total de 60 points en 79 matchs.
Mais pour quelle raison alors était-il laissé de côté soir après soir depuis une dizaine de matchs à Philadelphie?
La réponse est simple et elle vient du DG des Flyers, Chuck Fletcher, lui-même. Marc Bergevin affirme que les Flyers lui ont expliqué qu'ils ne voulaient pas avoir deux défenseurs purement offensifs dans leur alignement en même temps et que c'est Shayne Gostisbehere, un autre spécialiste de l'avantage numérique, qui avait été choisi. Les deux ayant des carences défensives importantes, on jugeait trop risqué de les habiller pour les même matchs. C'est pourquoi au final on a décidé d'en sacrifier un.
En entrevue avec le journaliste Louis Jean de TVA Sports, Gustafsson croit qu'il peut retrouver à Montréal ses aptitudes qui lui ont permis de devenir le quart arrière de l'équipe à Chicago.
"J’entrevois de belles performances en vue des séries. J’ai apprécié mon séjour à Philadelphie, mais je vois d’un bon œil l’opportunité qui s’offre à moi. Je pense être capable de regagner ma confiance et retrouver l’aplomb que j’avais à Chicago. Ce qui définit mon jeu, c’est que j’aime transporter la rondelle en incursion. Jeff Petry est bon offensivement et j’aimerais jouer comme lui. J’essaie de garder les choses simples dans mon territoire et alimenter les attaquants sur l’échec avant. Les joueurs du Canadien aiment conserver la rondelle et se porter à l’attaque. Je pense que je cadre avec ce style. Ça m’emballe et je pense que ce sera amusant."
- Erik Gustafsson
Voilà qui est pour le moins encourageant!
Pourrait-il profiter du style de jeu du Canadien pour relancer sa carrière? [pub]
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