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La meilleure saisons de l'ère moderne du Canadien remonte à 2014-15 alors que le CH avait terminé la saison avec 100 points et une fiche de 50-22-10.
Cette année, l'équipe pourrait égaler ce nombre de points avec 5 victoires en fin de saison. Comparons ces deux formations !
Le premier constat est frappant : le visage offensif du Tricolore a radicalement changé. En 2014-2015, l’attaque reposait principalement sur Max Pacioretty (37 buts, 67 points) et le vétéran Tomas Plekanec. C'était une équipe qui gagnait souvent par la marge d'un seul but, misant sur l'opportunisme.

Aujourd'hui, le Canadien dispose d'une puissance de feu nettement plus terrifiante. Avec Nick Suzuki (95 points), Cole Caufield (proche des 50 buts avec 85 points) et l'éclosion de jeunes phénomènes comme Juraj Slafkovsky et Ivan Demidov, le CH actuel est capable de renverser un match à lui seul. La profondeur offensive est sans commune mesure avec celle d'il y a dix ans.

En 2014-2015, la brigade défensive était menée par des noms de prestige. P.K. Subban était à son apogée, soutenu par la science du jeu d'Andrei Markov. L'acquisition de Jeff Petry en cours de route, jumelée à la robustesse d'Alexei Emelin et à l'expérience de Sergei Gonchar, formait un groupe stable et difficile à déborder.
Toutefois, la défense actuelle n'a absolument rien à envier à ses prédécesseurs. Bien que plus jeune, elle affiche un talent brut et une mobilité moderne. Sous l'impulsion de Lane Hutson (74 points en 77 matchs !), Noah Dobson et Mike Matheson, l'arrière-garde actuelle participe activement à la relance et à l'attaque, créant un danger constant pour l'adversaire.
Malgré l'attaque explosive d'aujourd'hui, une statistique explique pourquoi l'équipe de 2014-2015 a atteint les 110 points : l'omniprésence de Carey Price.
Les chiffres de Price cette année-là sont tout simplement historiques :
Price avait littéralement transporté l'équipe sur ses épaules, remportant les trophées Hart, Vezina, Ted Lindsay et Jennings. C'est ici que réside la nuance majeure : si le Canadien actuel domine par son volume de jeu et son attaque dévastatrice, l'édition de 2014-2015 possédait une « police d'assurance » qui rendait l'équipe presque invincible dès qu'elle prenait les devants.
Le Canadien d'aujourd'hui est, sur papier, une équipe beaucoup plus complète offensivement et excitante à regarder. Cependant, les 110 points de l'ère Therrien rappellent qu'un gardien de but en pleine possession de ses moyens peut compenser une attaque moins productive.
La bonne nouvelle ? Avec un tel noyau offensif et une défense aussi créative, le CH actuel semble bâti pour une excellence durable.
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