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Chaque fois que cette question revient dans le débat public, elle déclenche la même réaction: un sourire en coin, suivi d’un soupir. Choisir entre Ivan Demidov et Lane Hutson, c’est demander à un directeur général de laisser tomber soit un attaquant générationnel, soit un défenseur qui redéfinit déjà la position. BPM Sports a posé la question, et Stéphane Gonzalez comme Georges Laraque se sont mouillés. Leur échange en dit long sur la difficulté du casse-tête.
Laraque l’a résumé sans détour. Un «photo finish», rien de moins. Il penche vers Demidov, l’attaquant capable de transformer un top 6 sur-le-champ. Il n’a pas seulement aidé à stabiliser l’offensive dès son arrivée la saison dernière. Non, il a aussi permis à Oliver Kapanen d’élever son jeu et décrocher le poste de centre du 2e trio cette année. Une production proche du point par match, à 18 ans, tout en jouant 12 minutes certains soirs en début de campagne. À ce stade, ce n’est plus du talent brut, c’est une menace permanente pour n’importe quelle défensive du circuit.
Demidov, c’est un joueur qui électrise tout ce qu’il touche. Dans quelques années, il se disputera sans doute le premier rang des pointeurs de la LNH avec les monstres du circuit. Il est jeune, il est imprévisible, il est inarrêtable dès qu’il a un peu d’espace. Le Russe n’a même pas atteint son plafond… et c’est peut-être ça le plus inquiétant pour les autres équipes.
Gonzo, lui, ne cache pas son amour pour Hutson. Une admiration presque militante. Selon lui, impossible d’ignorer un défenseur qui a déjà transformé l’avantage numérique du Canadien, joué 24 minutes par match à sa deuxième saison et remporté un Calder dès son entrée dans la ligue. Hutson a battu des records, a forcé les sceptiques à ravaler leurs doutes et donne aujourd’hui du fil à retordre à Cale Makar — plus si seul en tête des pointeurs chez les arrières de la LNH. Avec Hutson, on parle d’un défenseur que plusieurs considéraient trop petit pour survivre, alors que— la plupart du temps — personne n’arrive à le frapper.
Au fond, tout se résume à une philosophie de construction. Veut-on bâtir autour d’un des meilleurs défenseurs au monde, un phénomène que les Américains s’acharnent à ignorer aux Olympiques pour des raisons qui défient encore la logique? Ou préfère-t-on le génie pur, l’instinct d’un attaquant qui voit la glace comme s’il jouait en avance rapide?
Heureusement pour le Canadien, ce dilemme ne se posera jamais. Montréal a les deux. Deux futures superstars qui s’entendent comme larrons en foire et qui ont placé le projet hockey avant tout. Demidov veut s’inscrire dans la durée. Hutson veut laisser une trace profonde. Les commanditaires suivent déjà, les produits dérivés aussi.
Toutes les équipes de la LNH rêveraient d’en avoir un. Montréal en a deux… et ils avancent main dans la main vers quelque chose de grand. L’avenir n’a jamais paru aussi lumineux. Il est bleu-blanc-rouge… et pour longtemps.
Mais vous ne vous en sortirez pas comme cela. Vous, vous prenez qui?
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