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Pour une deuxième année consécutive, les Canadiens de Montréal ont inscrit leur nom dans le livre des records en devenant l’équipe la plus jeune de la LNH à se qualifier pour les séries éliminatoires. Un exploit d’autant plus frappant que le CH a fait mieux… que lui-même. Après avoir établi un record en 2024-25 avec une moyenne d’âge de 25,95 ans, la formation montréalaise est encore moins âgée en 2025-26 avec 25,81 ans. Encore plus jeune. Encore en séries. Encore plus dangereuse.
On pourrait croire qu’une équipe aussi jeune avancerait à tâtons, qu’elle apprendrait encore à survivre dans une ligue impitoyable. Pourtant, la réalité frappe de plein fouet. Montréal a dépassé le cap des 100 points au classement général et s’est imposé comme l’une des meilleures attaques de toute la LNH. Pas une surprise agréable, mais bien une démonstration assumée.
L’ironie est délicieuse. Là où plusieurs formations vieillissantes cherchent à étirer une fenêtre qui se referme, le Canadien vient à peine d’ouvrir la sienne. Cette équipe n’est pas à pleine maturité, elle est en croissance accélérée. Les pièces centrales sont jeunes, les rôles sont déjà bien définis et la cohésion ne relève plus du projet, mais de l’exécution.
Le plus marquant, ce n’est pas seulement l’âge moyen. C’est la façon. Le CH ne se qualifie pas en se faufilant par la porte arrière. Il impose son rythme, attaque sans complexe et répond présent contre les meilleures formations du circuit. Les jeunes ne jouent pas comme des figurants enthousiastes. Non, ils prennent le contrôle du scénario.
Ce genre de trajectoire, la LNH n’en voit pas si souvent. Une équipe qui conjugue jeunesse extrême, rendement immédiat et identité claire, c’est rare. Très rare. Le Tricolore n’est pas en avance sur son plan, il redéfinit carrément la notion de plan. Imaginez quand des Michael Hage et Alexander Zharovski remplaceront les Brendan Gallagher, Josh Anderson et même, éventuellement, Phillip Danault. La moyenne va encore descendre, tandis que le talent, lui, va plutôt grimper en flèche.
Pendant que certains parlent encore de reconstruction, la formation montréalaise accumulera encore de l’expérience de séries, et ce, sans prendre de raccourci qui va mener tôt ou tard au désastre.
La marge de progression est immense. Les fondations sont solides. Le plafond, lui, semble de plus en plus élevé. Oh que l’avenir est bleu-blanc-rouge à Montréal et, à voir la courbe actuelle, cet avenir ne se limitera pas à une saison excitante. Il s’étirera, il s’installera et il fera trembler les sommets de la LNH durant plusieurs années…
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