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À l’approche des séries éliminatoires, certains joueurs haussent le ton. D’autres haussent le niveau. Zachary Bolduc appartient clairement à la deuxième catégorie. À l’image de son jeu, ses propos sont mesurés, lucides et ancrés dans la réalité du hockey de printemps. Rien de flamboyant, rien de fabriqué. Juste une compréhension claire de ce que ça prend pour gagner quand chaque présence devient un duel à remporter.
Arrivé à Montréal avec le regard d’un simple partisan du Tricolore — il en est devenu un acteur — et Bolduc ne cache pas son excitation à l’idée de disputer des rencontres en séries avec l’équipe de son enfance. Cette fébrilité demeure toutefois bien encadrée. Le Québécois sait que l’émotion peut devenir un piège lorsqu’elle déborde.
Son passage en séries avec les Blues de St. Louis, l’an dernier, lui a laissé une trace durable, et ce, même si son rôle était limité. Une série longue, exigeante, perdue au bout de la deuxième prolongation du septième match. Le genre d’expérience qui forge le caractère d’un individu.
Dans son discours, un fil conducteur revient sans cesse, celui du contrôle. Garder la tête froide. Rester dans son match. Accepter que les erreurs fassent partie du paysage et comprendre que la différence se fait souvent dans la répétition des bons choix. Le hockey est un jeu d’erreurs et celui qui en commet le moins prend l’avantage.
Cette approche colle parfaitement à son identité sur la glace. Bolduc n’est pas là pour tricher sur le jeu. Il frappe quand il le faut, passe quand la situation s’y prête, dérange sans jamais se mettre hors position. Son apport physique, déjà bien établi en saison, devient un outil encore plus précieux lorsque l’espace se resserre. Avec 170 mises en échec en 78 matchs — dont plusieurs percutantes — il a prouvé qu’il pouvait user l’adversaire sans sortir de son cadre.
Sur un trio pouvant surprendre, notamment avec des joueurs comme Oliver Kapanen et Kirby Dach, son mandat semble limpide. Imposer le rythme, gagner les batailles le long des rampes, installer l’échec avant… et enfiler l’aiguille quand l’occasion se présente.
Bolduc n’a jamais renié cette partie de son jeu. Douze buts et 30 points, malgré des séquences plus arides et un temps de glace limité, montrent qu’il peut aussi noircir la feuille de pointage.
Dans un contexte où le Canadien cherche de la production secondaire, ainsi qu'une présence fiable sous pression, son profil devient presque une nécessité. La trifecta du joueur de séries moderne — déranger, frapper et marquer — Bolduc l’incarne à la perfection.
Quand la tension monte, il ne recule pas. Il avance, concentré sur ce qui lui est demandé. Reste maintenant à voir comment son entraîneur, Martin St-Louis, choisira de l’utiliser. Dans tous les cas de figure, une chose est sûre, Zachary Bolduc, lui, est déjà dans sa zone… et prêt à toute éventualité.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Amoureux de la langue de Molière et passionné de hockey depuis toujours, il possède un œil de lynx capable de remarquer ce que d'autres ne voient pas. Sa capacité à verbaliser ces observations lui permet de marquer des points à tous coups. Sa créativité et son souci de la précision sauront combler vos besoins en information sportive, concise et percutante!
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