
Ce n'est pas une blessure au pied et c'est beaucoup plus important que ce que laissait entendre le CH!
Le dossier Ivan Demidov prend une tournure embarrassante pour le Canadien de Montréal.
Alors que l'organisation reste muette depuis des semaines sur l'état de santé de son espoir russe, c'est finalement de l'extérieur que la vérité a émergé. Et le portrait qui se dessine ne correspond pas du tout à ce que le club a laissé entendre depuis le début.
Lui qui est sur la liste des blessés en raison d'une blessure au bas du corps depuis maintenant quatre semaines, ne devait initialement rater que de deux à quatre semaines selon ce qu'avait annoncé la direction de l'équipe le mois dernier.
Or, tout indique qu'il n'est pas encore près d'un retour même si le délais officiel de récupération fourni par l'équipe est déjà passé.
Voilà maintenant qu'on apprend que ce n'est pas d'une fracture au pied que souffre Demidov mais une blessure plus importante encore.
L'agent du joueur, Dan Milstein, a pris la parole lors du DFO Podcast pour lever le voile sur la véritable nature de la blessure du numéro 93. Selon lui, Demidov souffre d'une fracture à la cheville subie lors d'un match préparatoire face aux Senators d'Ottawa, à la fin du mois de septembre. Plus troublant encore, le jeune attaquant aurait continué à jouer malgré la douleur.
Après le match d'ouverture de la saison à Toronto, Milstein a rencontré Demidov, qui lui a confié ressentir que quelque chose n'allait pas. Malgré cela, le Russe a tout de même pris part au match suivant, à Pittsburgh, avant de finalement se retirer pour soigner sa blessure. Milstein a également précisé qu'aucune IRM n'avait été réalisée avant ces deux rencontres pour déterminer l'origine exacte de la douleur. Autrement dit, le Canadien a envoyé Demidov sur la patinoire sans connaître la gravité réelle de sa condition, croyant possiblement qu'il ne s'agissait que d'une simple contusion.
Pour illustrer la situation, l'agent a tracé un parallèle avec un autre de ses clients, le défenseur Artyom Levshunov des Blackhawks de Chicago, qui avait vécu une blessure semblable la saison précédente et qui avait lui aussi tenté de jouer à travers la douleur avant d'être contraint de s'arrêter.
Le décalage entre les informations fournies par le Canadien et la réalité est frappant. Lorsque le club a finalement reconnu la blessure de Demidov, il avait annoncé une absence de deux à quatre semaines pour un problème au bas du corps. Or, selon la littérature médicale, une fracture de la cheville nécessite un minimum de quatre semaines de guérison, pouvant aller jusqu'à quatre mois selon la gravité et le traitement requis. Deux semaines de rétablissement pour une fracture à la cheville, ça n'existe tout simplement pas.
Demidov a été aperçu portant une botte orthopédique, mais le Canadien n'a jamais confirmé qu'il s'agissait d'une blessure à la cheville ou au pied. L'organisation est même allée jusqu'à organiser des séances de patinage à l'abri des regards, tôt le matin au Centre Bell, avant l'arrivée des journalistes. Un employé ayant filmé l'une de ces séances et partagé les images sur les réseaux sociaux aurait d'ailleurs été rencontré par la direction. Le lendemain, l'accès au Complexe CN a été restreint sans explication, visiblement pour permettre à Demidov de patiner en toute discrétion.
Ce comportement opaque ne date pas d'hier. Le cas d'Oliver Kapanen, considéré au jour le jour pendant une trentaine de jours en début de saison, ou celui de Samuel Montembeault, absent depuis un mois pour une blessure initialement évaluée à 10 ou 14 jours, témoignent d'un patron récurrent. On a également récemment voulu cacher une blessure à Mike Matheson qui s'était envolé aux États-Unis pour être examiné par un spécialiste. Selon ce que rapporte le collègue Maxime Truman de Dans Les Coulisses, ces consignes de confidentialité proviendraient directement de Jeff Gorton.
Selon les informations combinées de Dan Milstein et de Renaud Lavoie, Demidov serait maintenant à quelques jours de réintégrer le groupe à l'entraînement et pourrait revenir au jeu dans environ deux semaines. Cela signifierait une absence totale de six à sept semaines, soit bien au-delà de l'échéancier initial communiqué par le Canadien.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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