
Tous les détails ici !
Plusieurs observateurs persistent à affirmer que le Canadien devrait absolument trouver un gardien d’ici la date limite des transactions, le vendredi 6 mars. Un raisonnement compréhensible sur papier, sauf qu’en pratique, les performances devant le filet racontent une toute autre histoire.
Samuel Montembeault a retrouvé une partie de ses repères, même s’il n’a pas encore signé de victoire depuis le retour des Jeux olympiques. La vraie solution se situe toutefois ailleurs, dans un coin du vestiaire où un jeune homme au regard tranquille accumule les preuves qu’il mérite chaque départ qu’on lui confie.
Ce jeune homme, c’est Jakub Dobeš. Une recrue, il faut le rappeler, même si son jeu mature et sa capacité à gérer la tempête peuvent faire croire qu’il a déjà quelques saisons derrière la cravate. Depuis le 9 décembre 2025, Stu Cowan souligne qu’il présente une fiche de 8-0-2, portée à 9-0-2 avec la rencontre d’hier. Onze matchs, aucun effondrement, toujours un moyen de garder son équipe dans le coup.
Dobeš ne vole pas chaque soirée, mais il gagne… et parfois, gagner suffit.
Le statisticien Guillaume Villemaire insiste sur un autre détail révélateur. À domicile, c’est sept victoires consécutives, la plus longue séquence pour un gardien du CH depuis Carey Price en octobre-novembre 2016… soit en près de 10 ans!
Anthony Martineau, lui, additionne les constats pour peindre un portrait limpide. Efficacité de 0,931 face aux Capitals et le meilleur buteur de l'histoire de la LNH, Alexander Ovechkin. Neuf victoires à ses onze derniers matchs. Seulement deux revers en temps réglementaire lors de ses quatorze plus récentes sorties. Ça ne crie pas «besoin urgent d’un gardien» quand on décode les signes. Ça ressemble plutôt au portrait d’un jeune portier qui force la main à tout le monde.
Sa victoire de 6-5 contre la Caroline, le 1er janvier, démontre bien l’essence du parcours de Dobeš. Ce n’était pas élégant. Ce n’était pas propre, mais c’est un «W»… et c’est tout ce qui compte au fond. Le Tricolore joue avec confiance devant lui, convaincu qu’il sera prêt pour effectuer l’arrêt crucial, même après un rebond imprévu ou une soirée où l’attaque décide de transformer le match en concours de buts.
En 28 départs cette saison, Dobeš compte déjà 19 victoires, une moyenne de 2,92 et un pourcentage d’arrêts de 0,893. Une recrue. Dix-neuf victoires. Un filet qu’il refuse de céder. Son CV commence tranquillement à parler plus fort que les inquiétudes.
Jacob Fowler demeure une option valable advenant un urgent besoin de renfort, comme ce fut le cas plus tôt cette saison. Toutefois, à l’heure actuelle, Dobeš mérite la majorité des départs. Qu’il garde le filet tant qu’il continue de le défendre comme il se doit. Et, pour l’instant, personne ne semble en mesure de le lui retirer… sauf Martin St-Louis.
Il sera donc intéressant de voir lequel, entre Montembeault et Dobeš, obtiendra le départ face aux Sharks de Macklin Celebrini, mardi soir.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.