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Une phrase de l'ancien défenseur du Tricolore sur les ondes de La Poche Bleue n’est pas seulement percutante, elle résume parfaitement le malaise qui s’installe autour du traitement particulier réservé à Arber Xhekaj.
Il a zéro marge de manœuvre!
— Gilbert Delorme
Depuis le début de la série face au Lightning, le défenseur du Canadien semble jouer avec un règlement parallèle, un livre invisible que les arbitres sortent dès que le Shérif respire un peu trop fort.
Maxim Lapierre était furieux après le match #2 à Tampa. Sans tomber dans le syndrome du mauvais perdant, l’ancien attaquant a surtout ciblé la gestion différente d’un joueur bien précis. Xhekaj ne peut pas parler, ne peut pas regarder, ne peut pas répliquer. Un pas de travers et le carnet s’ouvre. Deux minutes, cinq minutes, dix minutes, peu importe, la sentence est déjà écrite.
Ce qui choque encore davantage, c’est la comparaison directe. Corey Perry laisse tomber les gants, décoche un coup de poing à Alexandre Carrier — qui conserve les siens — et aucun déluge de punitions ne s’ensuit. Dans le livre des règlements, ce scénario mène pourtant droit à un 2, un 5 et un 10. Lapierre le dit sans détour, si c’est Xhekaj qui fait exactement le même geste, il sort de là escorté, estampillé instigateur en gros caractères.
La question mérite d’être posée… et même reposée. Pourquoi Arber Xhekaj reçoit-il systématiquement plus d’attention et de restrictions que les autres? Il n’est pas un joueur salaud ni un récidiviste. Il est dur à affronter, impose le respect physiquement, frappe fort et est un des meilleurs pugilistes de la LNH. Rien de tout ça n’est illégal. Harceler un gars propre n’en fait pas un hors-la-loi.
Dans un segment de Hockey with an accent, Pascal Leclaire avance que Carrier aurait dû s’attendre à une réaction de Perry et se préparer à jeter les gants, mais cette logique ne tient pas la route. Le geste demeure punissable, séries ou non. Les règles ne deviennent pas optionnelles selon le chandail ou la réputation.
Lapierre enfonce le clou. Xhekaj reçoit un traitement spécial, mais dans le mauvais sens. Les arbitres lui parlent constamment, le surveillent comme s’il avait déjà commis un délit répréhensible. On ne parle pas de théorie du complot, mais on souligne ici des évidences. Pendant ce temps, Jake Guentzel peut se diriger directement vers le banc du CH après un but, foncer sur un adversaire, donner un coup de bâton à un autre… le tout sans la moindre conséquence, hormis un léger avertissement.
Les arbitres ne sont presque jamais la raison unique d’une victoire ou d’une défaite. Appliquer les règles différemment selon le joueur, par contre, c’est autre chose. C’est de l’antijeu. De la triche. Le règlement, c’est le règlement… et il doit être appliqué de la même façon peu importe qui joue le jeu.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Amoureux de la langue de Molière et passionné de hockey depuis toujours, il possède un œil de lynx capable de remarquer ce que d'autres ne voient pas. Sa capacité à verbaliser ces observations lui permet de marquer des points à tous coups. Sa créativité et son souci de la précision sauront combler vos besoins en information sportive, concise et percutante!
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