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Les propos d’Eric Engels sur The Sick Podcast avec Tony Marinaro ont fait réagir bien des partisans du Canadien parce qu’il a ramené un débat très précis à sa juste place. Il n’existe pas, selon lui, de lutte directe entre Alexandre Carrier et Arber Xhekaj dans l’esprit de Martin St‑Louis.
D’entrée de jeu, Engels est catégorique. St‑Louis sait exactement ce qu’il obtient du Shérif, dans l’ensemble de son jeu. Pas besoin de cinq matchs supplémentaires pour le convaincre. L’entraîneur-chef le connaît… c'est lui qui l'a façonné ainsi. Lorsque Carrier reviendra au jeu, sa place dans l’alignement ne sera pas remise en cause.
La véritable compétition se situe toujours entre Jayden Struble et Xhekaj, même si Struble connaît probablement ses meilleurs moments depuis le début de la saison. Attention, on n’est pas en train de relancer le sempiternel débat, d’écarter Struble ni de hisser Xhekaj au rang de défenseur dominant de la LNH. Il s’agit plutôt de reconnaître une réalité souvent ignorée. Être un jeune défenseur de 24 ou 25 ans, avec une expérience limitée, utilisé de façon irrégulière dans un rôle exigeant, représente un défi immense.
Entrer et sortir de l’alignement, jouer six ou huit minutes ici et là, tenter de faire la différence sans commettre l’erreur qui coûte un but. Ce type de rôle est habituellement réservé à un vétéran, d'une trentaine d'années, déjà établi dans la LNH, pas à un jeune joueur encore en apprentissage.
Pourtant, Engels met en lumière un détail révélateur. Le 31 mars, face au Lightning de Tampa Bay, il a observé Xhekaj de très près… sans la rondelle. Son positionnement était solide, ses lectures justes, ses décisions rapides. Moins de risques inutiles, plus de simplicité. Les rares erreurs avec la rondelle sont attribuables à un manque de répétition et à une confiance à rebâtir. Le défenseur profite clairement du temps prolongé qu’on lui accorde et l’utilise de la bonne façon.
Une séquence de l’affrontement face aux Panthers de la Floride, rapportée par Anthony Martineau, illustre parfaitement son impact.
On y voit Xhekaj tirer d’une seule main AJ Greer, alors agenouillé, afin de libérer le demi‑cercle de Jakub Dobeš. Rien de spectaculaire, mais un geste qui impose le respect.
Jeudi soir encore, à nouveau face au Lightning — dans un match ou la robustesse était omniprésente et les échauffourées une coutume après chaque sifflet — le Shérif n'a pas eu à jeter les gants, mais il patrouillait sur la glace et calmait les ardeurs de Tampa Bay… parfois d'un simple regard noir. Il a distribué de percutantes mises en échec tout demeurant dans les règles… sauf quand il a répliqué au coup sournois de Corey Perry.
Quand il était sur la patinoire, étrangement, les joueurs adverses ne s'aventuraient pas aussi rapidement en direction du gardien du Tricolore, mais rebroussaient plutôt chemin pour ne pas devoir répondre de leurs actes.
Ce sont précisément ces actions qui stabilisent une brigade défensive et rassurent un entraîneur… tout comme ses coéquipiers.
Au fond, il n’y a pas de controverse. Xhekaj joue à l’intérieur de ses capacités, laisse sa marque, frappe avec autorité, décoche davantage de tirs et gagne en assurance. Son jeu se structure, au point où St‑Louis l’utilise même en désavantage numérique. Il nettoie le devant du filet et protège son gardien. Il a sa place, ici et maintenant.
Advenant le cas où il devrait à nouveau sauter son tour, il sera prêt à répondre présent si une blessure force le CH à ajuster sa ligne bleue en séries. Le Shérif demeure polarisant. Son rôle, lui, devient de plus en plus clair… et l’entraîneur du CH semble avoir tout prévu depuis le début.
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