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La question ne devrait même plus se poser. Arber Xhekaj est essentiel aux succès du Canadien de Montréal en séries éliminatoires. Peu importe l’adversaire, peu importe le contexte, peu importe la position qu’il occupe sur la glace.
Toute équipe qui aspire à gagner a besoin d’un joueur capable de faire respecter certaines règles non écrites, celles qui protègent les vedettes et empêchent les débordements. Xhekaj est exactement ce joueur-là.
À La Poche Bleue, Maxim Lapierre a proposé de placer le Shérif sur un quatrième trio dans un premier tour potentiel contre les Sabres. Buffalo est gros, lourd, agressif. Une équipe qui frappe d’abord et réfléchit ensuite. En séries, ce genre d’adversaire ne cherche pas nécessairement à marquer dans les premières minutes, il cherche à établir un rapport de force. Laisser le Canadien sans réponse physique équivaut à offrir le centre de la glace sur un plateau d’argent. Xhekaj sert précisément à éviter ce scénario.
Sa place naturelle demeure à la défense — il y a d'ailleurs très bien fait dans le revers de 5-2 face à Columbus, samedi soir. Employé tantôt à gauche, tantôt à droite, le Shérif n'a pas été la raison des déboires de son club.
Toutefois, le retour éventuel de Kaiden Guhle et d’Alexandre Carrier complique l’équation — même si la blessure subie par Noah Dobson ouvre une place, Jayden Struble fait aussi partie de l'équation à résoudre. Dans ce contexte précis, l’important n’est pas de savoir où Xhekaj doit jouer, mais s’il doit être en uniforme… et la réponse est oui, sans hésitation. S’il faut le faire jouer quelques minutes à l’avant pour y parvenir, c’est mieux que rien. Au minimum, il peut dépanner en cas de blessure, mais surtout, il est là pour défendre ses coéquipiers.
Les propos de Lapierre et de Mathieu Dandenault à Hockey with an Accent viennent appuyer cette lecture. Ils ne réinventent pas le hockey. Ils rappellent une vérité simple.
Arber Xhekaj doit débuter le match numéro un des séries!
— Maxim Lapierre
Un joueur comme Xhekaj change la dynamique d’un match, même lorsqu’il joue peu. Sa seule présence force l’adversaire à réfléchir à deux fois avant de s’en prendre aux joueurs les plus offensifs du CH.
Cette maturité, on l’a vue en action face au Lightning, jeudi dernier. Xhekaj a alors offert une démonstration de l’évolution de son jeu. Lorsqu’un incident impliquant Lane Hutson survient, il intervient verbalement, pose son autorité, mais demeure discipliné. Pas de pénalité inutile. Pas de geste émotif qui nuit à l’équipe. Il a compris le contexte, l’enjeu et le moment. Exactement ce qu’on exige d’un joueur de séries.
Georges Laraque et Stéphane Gonzalez l’ont bien résumé sur les ondes de BPM Sports. Critiquer Xhekaj dans cette situation, c’est ne rien comprendre au hockey de haut niveau. Il n’est plus ce joueur qui nuisait au Canadien. Cette version-là appartient au passé.
Arber Xhekaj n’est pas parfait et ne le sera probablement jamais. Ce n’est pas ce qu’on lui demande. Il est devenu exactement ce que le Canadien a besoin d’avoir pour gagner quand ça compte. Discipliné, dissuasif et assumé. En séries éliminatoires, il n’est pas un luxe… il est une nécessité.
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