
Niemi brouille les cartes
On le sait, Marc Bergevin a fait beaucoup de mauvais coups, depuis la fin de la saison dernière. Les joueurs autonomes qu'il a signés pendant la saison morte n'ont certes pas offert le rendement attendu. L'échange Drouin/Sergachev tarde à porter fruits et la décision de ne pas offrir de contrat à Andrei Markov, avec du recul, s'est avérée plutôt douteuse.
On a donc sourcillé, le 14 novembre, lorsque le Canadien a réclamé au ballottage un gardien de 34 ans qui connaissait un début de saison épouvantable, en la personne d'Antti Niemi. On se rappelle que le gardien en était déjà à sa troisième équipe depuis le début de la campagne, puisque les Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride l'avaient tour à tour soumis au ballottage.
Au moment d'arriver avec le CH, le bon Antti présentait des statistiques catastrophiques de ,822 comme pourcentage d'arrêts et de 6.74 comme moyenne de buts alloués. Il était donc tout à fait légitime de remettre en question la décision de Marc Bergevin de le réclamer. Surtout qu'en début de saison, avec un trio clair dans l'organisation formé de Carey Price et Al Montoya à Montréal, et Charlie Lindgren à Laval, on n'avait pas l'impression que l'ajout d'un gardien d'expérience était nécessaire. Au contraire.
Mais force est d'admettre que Niemi a réussi tout un tour de force, lui qui a récolté un jeu blanc, hier, pour la première fois depuis le 22 décembre 2015.
«Je savais que ça faisait longtemps, mais pas aussi longtemps. C'est une bonne sensation. Je joue avec assurance», a déclaré le Finlandais dont les propos sont rapportés par La Presse.
Il joue avec assurance, certainement. Il donne confiance aux joueurs qui sont devant lui. Et il est peut-être en train de forcer l'organisation en vue de la prochaine saison.
Claude Julien a eu une réponse intéressante, vendredi soir, après le match, lorsque les journalistes l'ont questionné à savoir si Niemi était en train de jouer pour un poste l'an prochain.
«Un gardien qui joue de cette façon, l'équipe doit considérer la situation.»
Tout semblait indiquer que ce serait le tandem Price/Lindgren qui allait se partager le travail, pour la saison prochaine. Mais est-ce que Niemi serait en train de brouiller les cartes?
En tout cas, son pourcentage d'arrêts de ,936 depuis son arrivée à Montréal est de loin supérieure aux statistiques de messieurs Price et Lindgren, depuis le début de la saison.
Alors, Niemi ou Lindgren, pour la saison prochaine?
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.