
Le prestigieux tournoi ne veut pas de cette formule aussi spectaculaire qu'imprévisible...
Si le fameux Million Dollar One Point Slam a fait sensation lors de l'Open d'Australie, on le retrouvera pas à Roland-Garros qui a refusé de céder au "buzz à tout prix" .
Un seul point décide de chaque confrontation. Le vainqueur avance, le perdant est éliminé. Une formule aussi spectaculaire qu'imprévisible, avec à la clé un chèque d'un million de dollars australiens, soit environ 575 000 euros. C'est le concept derrière ce polarisant Million Dollar One Point Slam.
Melbourne avait lancé dès 2025 une première version de ce concept, alors baptisée "AO 1 Point Slam", durant la semaine des qualifications. L'Australien Omar Jasika, classé autour de la 330e place mondiale, avait remporté cette première édition et empoché 60 000 dollars australiens, soit environ 34 000 euros.
Cette année, la compétition a changé de nom et a vu son budget exploser. Le tableau a rassemblé 48 participants répartis en quatre catégories : 24 joueurs et joueuses professionnels (dont Carlos Alcaraz, Jannik Sinner, Félix Auger-Aliassime, Iga Swiatek, Coco Gauff ou encore Naomi Osaka), 8 invités issus du monde du spectacle et des célébrités, 8 champions d'État australiens et 8 qualifiés.
Pour déterminer qui sert en premier, les adversaires s'affrontent dans un pierre-feuille-ciseaux. Et pour rééquilibrer les chances, une règle spécifique s'applique : lorsqu'un professionnel affronte un amateur, le pro ne dispose que d'un seul service, tandis que l'amateur bénéficie de deux tentatives, comme dans un match classique.
De son côté, Roland-Garros n'embarque pas dans la tendance. Alors que le concept fait beaucoup jaser en Australie, la direction du tournoi parisien a clairement indiqué qu’elle ne souhaitait pas reproduire la formule sur la terre battue de la Porte d’Auteuil.
La directrice du tournoi, Amélie Mauresmo, ainsi que le président de la Fédération française de tennis, ont fermé la porte à l’idée d’un équivalent du Million Dollar One Point Slam, affirmant ne pas vouloir courir après le « buzz à tout prix ».
« Nous on est dans l'authenticité plus, on est dans nos racines. On se tourne définitivement vers l'avenir, également vers la modernité, on innove sur d'autres choses. C'est pas quelque chose qui correspond, pour nous, à l'image de Roland-Garros », a-t-elle expliqué en conférence de presse.
Bref, pendant que Melbourne mise sur le spectacle minute, Roland-Garros préfère protéger son identité plutôt que de courir après le coup d’éclat viral...
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À propos de l'auteur
Rédactrice
Diplômée de l’Université de Montréal en communication, Marielle s’intéresse à la culture, à la musique et aux sujets qui animent le quotidien. Passionnée de tennis et de voyages, elle aime créer du contenu accessible, actuel et vivant.
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