
Vous l'avez sûrement remarqué en regardant les matchs... et non, ce n'est pas un nouveau style!
C’est le genre de détail qu’on remarque une fois, puis qu’on ne peut plus oublier.
Depuis le début de la Coupe du monde, plusieurs amateurs de soccer ont repéré une drôle de tendance chez certains joueurs: des bas troués à l’arrière du mollet, et même parfois des crampons carrément découpés au niveau du talon.
À première vue, ça donne presque l’impression que l’équipement est usé ou mal ajusté. Mais non, ce n’est pas un accident. Selon Unilad, plusieurs joueurs, notamment dans l’équipe d’Angleterre, ont été aperçus avec ce genre de modifications, dont Jude Bellingham, Bukayo Saka et Kyle Walker.
La raison est assez simple: le confort. À ce niveau-là, le moindre détail peut faire une différence. Les bas de match sont souvent très serrés, notamment au niveau des mollets. Pour certains joueurs, cette pression peut devenir gênante pendant un match, surtout quand il faut courir, accélérer, freiner, changer de direction et recommencer pendant 90 minutes. En faisant de petites ouvertures à l’arrière, ils cherchent à réduire la tension sur les muscles du mollet et à avoir un peu plus de liberté dans leurs mouvements.
Pour les crampons, l’idée est similaire, mais elle touche plutôt le talon. Certains joueurs coupent une partie de l’arrière de leur chaussure pour éviter les frottements, les ampoules ou la pression sur le tendon d’Achille. Ceux qui ont déjà porté une paire de souliers neufs trop rigides comprennent très bien le problème. Maintenant, imaginez ça en plein match de Coupe du monde, avec la pression, la vitesse et les caméras partout. Clairement, personne n’a envie de perdre en explosivité à cause d’une ampoule.
Unilad mentionne aussi une condition appelée la déformation de Haglund, parfois surnommée “pump bump”, qui peut rendre l’arrière du talon particulièrement sensible lorsque la chaussure appuie trop fort. La Cleveland Clinic explique d’ailleurs que cette condition peut causer de la douleur au talon, surtout avec des chaussures qui pressent l’arrière du pied.
Évidemment, ce n’est pas exactement le genre de tendance que les manufacturiers de crampons vont vouloir mettre de l’avant dans leurs publicités. Voir un joueur découper une chaussure ultra-technologique à plusieurs centaines de dollars, ça fait un peu mal au cœur.
Mais dans le fond, ça rappelle surtout une chose: même au plus haut niveau, les joueurs cherchent parfois des solutions très simples à des problèmes très humains. Le look est étrange, oui. Mais si ça permet d’éviter une douleur, de mieux bouger ou de terminer un match sans souffrir du talon, plusieurs joueurs semblent prêts à sortir les ciseaux.
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À propos de l'auteur
Rédactrice
Diplômée de l’Université de Montréal en communication, Marielle s’intéresse à la culture, à la musique et aux sujets qui animent le quotidien. Passionnée de tennis et de voyages, elle aime créer du contenu accessible, actuel et vivant.
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