
Les chiffres sont impressionnants...
La fin de semaine du Grand Prix du Canada vient de se terminer, et Montréal a clairement connu un gros week-end.
Entre la F1 et les séries éliminatoires du Canadien, le centre-ville était particulièrement animé. Pour les acteurs du milieu touristique, ce départ donne le ton à un été qui pourrait être très fort pour la métropole.
Pour le Grand Prix seulement, on parle de 360 000 spectateurs qui se sont déplacés au Circuit Gilles-Villeneuve.
Sur la rue Crescent, au resto-bar Warehouse, l’ambiance était au rendez-vous. L’aide-gérante Cloé Collin raconte que les clients étaient en mode célébration du début à la fin. Dès 17 h, l’endroit commençait à se remplir, et une longue file se formait à l’extérieur. Cette année, le Grand Prix ne profitait pas seulement de l’attrait habituel de la F1 : le parcours du CH en séries ajoutait aussi beaucoup d’énergie au centre-ville.
Les chiffres confirment l’achalandage important. Selon Yves Lalumière, président de Tourisme Montréal, les restaurants ont réalisé environ trois fois leurs revenus habituels pendant la fin de semaine. Du côté des hôtels, l’occupation était presque complète, avec un taux de 94 % le samedi soir et d’environ 90 % pour l’ensemble du week-end. Même le métro a été très sollicité : samedi matin, à la station Berri-UQAM, il fallait près de 15 minutes pour se rendre aux quais de la ligne jaune vers l’île Jean-Drapeau.
L’un des grands changements cette année était la tenue du Grand Prix en mai plutôt qu’en juin. Tourisme Montréal voit ce déplacement d’un bon œil. Dans les dernières années, l’événement arrivait en même temps que les Francos et le Festival de jazz, ce qui concentrait beaucoup de visiteurs sur une courte période. En plaçant la F1 plus tôt dans la saison, la ville espère mieux répartir l’achalandage touristique tout au long de l’été.
Ce changement ne fait toutefois pas l’unanimité. Peter Sergakis, fondateur de l’Union des tenanciers de bars du Québec, reconnaît que la fin de semaine a été « exceptionnelle », mais estime que le mois de juin demeure plus avantageux pour les restaurateurs, notamment en raison de la météo généralement plus favorable.
La fin de semaine a aussi été marquée par une mobilisation de travailleuses du milieu nocturne, qui demandaient une meilleure reconnaissance de leurs conditions de travail. Parmi leurs revendications figuraient une meilleure protection en cas de blessure, des congés de parentalité, le droit de se syndiquer et des changements au cadre légal actuel. Une représentante du mouvement a aussi dénoncé certains frais que des danseuses doivent payer pour exercer leur travail dans certains établissements.
Avec un tel début de saison, Montréal semble bien partie pour connaître un été touristique très occupé. Reste maintenant à voir si la météo et le parcours du Canadien continueront de donner un coup de main.
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À propos de l'auteur
Rédactrice
Diplômée de l’Université de Montréal en communication, Marielle s’intéresse à la culture, à la musique et aux sujets qui animent le quotidien. Passionnée de tennis et de voyages, elle aime créer du contenu accessible, actuel et vivant.
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