
Il a participé aux Jeux de Milan-Cortina...
Alors que Leylah Fernandez connaît un début de saison 2026 particulièrement éprouvant, elle peut compter sur le soutien de son amoureux pour lui remonter le moral.
Avec seulement trois victoires pour huit défaites en trois mois, la jeune Québécoise vit des moments compliqués. Dans cette période sombre, la finaliste de l'US Open 2021 bénéficie du support de son compagnon, Vincent Boily, un athlète de parahockey originaire d'Alma, dont le parcours de vie exceptionnel l'aide à remettre les choses en perspective.

Vincent Boily, 25 ans, a vu sa trajectoire sportive basculer en 2017, alors qu'il n'avait que 16 ans. Un grave accident de motoneige l'a laissé paralysé durant cinq mois, mettant brutalement fin à ses ambitions avec l'Océanic de Rimouski. Après deux années de réadaptation intensive, le jeune homme, désormais atteint d'une paraplégie partielle affectant ses jambes, a refusé de baisser les bras. Non seulement il s'est reconverti dans le parahockey avec succès, mais il a également conquis le sommet du Kilimandjaro il y a deux ans. Sa détermination l'a conduit jusqu'aux Jeux paralympiques de Milan, où il a décroché la médaille d'argent avec l'équipe canadienne.

Le couple s'est rencontré en août dernier, dans une circonstance que Fernandez qualifie elle-même de « coïncidence ». L'été précédent, la tenniswoman avait lancé un appel public pour trouver un partenaire amoureux lors de l'Omnium Banque Nationale de Montréal. Boily assure ne pas avoir vu cette vidéo avant de lui envoyer un message. Leur premier rendez-vous, un déjeuner à Montréal, a marqué le début d'une relation qu'elle décrit comme sérieuse, malgré les défis logistiques imposés par leurs carrières respectives.

Le bilan sportif de Fernandez depuis janvier est loin de ses standards habituels. L'ancienne 13e joueuse mondiale, toujours classée 24e malgré cette série noire, reconnaît que la courte trêve hivernale ne lui a pas permis de travailler suffisamment sur son jeu en raison de soucis physiques. Les matchs se sont ensuite enchaînés rapidement contre des adversaires de haut calibre, érodant progressivement sa confiance. Sa défaite sèche contre Jessica Pegula, cinquième mondiale, au tournoi de Miami en témoigne.

Pourtant, la Lavalloise d'origine affiche une patience inhabituelle. Elle qui se montrait souvent très autocritique après une contre-performance adopte désormais un discours différent. Avec son équipe, elle a choisi de procéder mois par mois, en acceptant que les résultats ne viendraient pas immédiatement. Elle souligne d'ailleurs qu'il lui reste encore 75 % de la saison pour redresser la barre.

Fernandez admet volontiers que sa relation avec Boily influence sa façon d'appréhender les défaites. Découvrir l'histoire de son compagnon, ses épreuves et sa résilience face à l'adversité l'aide à ne plus percevoir chaque revers comme une catastrophe. « Il y a toujours pire », résume-t-elle simplement. Son entourage sportif l'encourage également à voir le verre à moitié plein, une approche qui, pour l'instant, lui redonne de l'énergie alors qu'elle entame la portion sur terre battue de la saison au tournoi de Charleston.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.