
Le geste de l'Argentin a été mal compris par certains internautes...
Enzo Fernández a marqué l’un des buts les plus importants de sa carrière mercredi soir, mais c’est aussi sa célébration qui a énormément fait parler sur les réseaux sociaux.
Alors que l’Argentine tirait de l’arrière contre l’Angleterre en demi-finale de la Coupe du monde, le milieu de terrain a égalisé à la 85e minute grâce à une puissante frappe de l’extérieur de la surface. Quelques instants plus tard, Lautaro Martínez a complété la remontée argentine en inscrivant le but victorieux dans le temps supplémentaire, permettant aux champions en titre de l’emporter 2-1 et de rejoindre l’Espagne en finale.
Après son but, Fernández s’est tourné vers les tribunes, a placé ses deux mains derrière ses oreilles et a tiré la langue. Un geste que certaines personnes ont rapidement qualifié de « problématique », et même de raciste, sans nécessairement en connaître l’origine.
En réalité, le joueur argentin reproduisait la célèbre célébration du « Topo Gigio », devenue un véritable symbole du soccer argentin. Elle fait référence à une petite souris marionnette italienne connue pour ses grandes oreilles.
Le geste a été popularisé en 2001 par Juan Román Riquelme, alors joueur de Boca Juniors. En plaçant ses mains derrière ses oreilles, l’ancien numéro 10 envoyait essentiellement un message à ses détracteurs : « Je vous écoute, continuez de parler. » La célébration est depuis utilisée comme une réponse aux critiques, aux provocations ou aux partisans adverses.
Lionel Messi avait lui aussi repris le Topo Gigio lors du quart de finale particulièrement tendu contre les Pays-Bas à la Coupe du monde 2022. Après avoir marqué sur penalty, il avait effectué le geste directement devant le banc de Louis van Gaal, qui avait critiqué son jeu avant la rencontre.
Enzo Fernández s’est donc inscrit dans cette tradition après son égalisation contre l’Angleterre. Sa célébration ne visait pas un groupe ethnique et ne possédait pas de signification raciste : elle représentait plutôt une réponse à ceux qui doutaient de l’Argentine.
Après Riquelme et Messi, Fernández est ainsi devenu le dernier joueur argentin à utiliser le Topo Gigio dans un moment majeur. Une célébration parfaitement adaptée à une équipe qui, encore une fois, a répondu aux critiques directement sur le terrain.
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À propos de l'auteur
Rédactrice
Diplômée de l’Université de Montréal en communication, Marielle s’intéresse à la culture, à la musique et aux sujets qui animent le quotidien. Passionnée de tennis et de voyages, elle aime créer du contenu accessible, actuel et vivant.
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