
Oh qu'on l'attendait cette première médaille d'or... Voyez l'énorme performance du roi des bosses!
Le Canada attendait avec impatience sa toute première médaille d'or aux Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026, et c'est le légendaire skieur acrobatique Mikaël Kingsbury qui a mis fin à cette attente ce dimanche.
Dans l'épreuve inédite du ski de bosses en parallèle, disputée pour la première fois de l'histoire olympique sous forme de duels, le Québécois de 33 ans originaire de Deux-Montagnes a survolé la compétition pour décrocher sa deuxième médaille d'or aux Jeux.
Cette victoire revêt un caractère particulier pour Kingsbury, qui avait dû se contenter de la médaille d'argent lors de l'épreuve individuelle le 12 février dernier.
Le champion a d'ailleurs confié au micro de Radio-Canada que si une seule des deux épreuves devait lui revenir, c'était bien celle du duel. Conscient que la délégation canadienne n'avait pas encore remporté d'or en Italie, il a puisé dans cette frustration collective une motivation supplémentaire.
« J'ai lu sur les réseaux sociaux que le Canada n'avait toujours pas de médaille d'or, comme si une malédiction pesait sur nous ici. Ça m'a poussé à aller la chercher, pour moi et pour le pays », a-t-il déclaré.
Dès le premier tour, Kingsbury a imposé son rythme face au Tchèque Matyas Kroupa, qu'il a dominé sans difficulté. En huitièmes de finale, le Kazakh Pavel Kolmakov a été trahi par un déséquilibre au milieu de sa descente, laissant le Canadien poursuivre sa route sereinement.
Les quarts de finale ont vu le Coréen Daeyoon Jung tenter de forcer le destin sur le parcours bleu, mais sans succès : il a fini par quitter la piste.
En demi-finale, le Japonais Takuya Shimawaka a lui aussi été victime d'une perte d'équilibre, et malgré ses efforts pour se reprendre, Kingsbury s'est montré plus rapide, plus stable et plus régulier.
La grande finale a offert le duel tant espéré entre les deux géants de la discipline : Kingsbury face à son éternel rival, le Japonais Ikuma Horishima. Les deux skieurs, qui se connaissent parfaitement après des années d'affrontements sur le circuit de la Coupe du monde, ont pris un départ solide et réussi leur premier saut.
Mais à la réception, Horishima a perdu sa trajectoire. Incapable de suivre le tracé des bosses, il a glissé tout droit et manqué le tremplin du second saut. Bien qu'il ait franchi la ligne d'arrivée en premier, sa descente était compromise. De son côté, Kingsbury a enchaîné ses deux sauts et ses deux atterrissages avec une précision chirurgicale, ses spatules épousant chaque bosse du parcours.
Avec cette cinquième médaille olympique en carrière, Kingsbury ajoute une nouvelle ligne à un palmarès déjà hors du commun, qui compte également 100 victoires en Coupe du monde et neuf titres de champion du monde.
Pour la première fois en huit ans, il est remonté sur la plus haute marche du podium olympique, et l'hymne national canadien a enfin retenti sur un site de compétition de ces Jeux.
Le champion n'a pas caché sa fierté au moment d'évoquer son parcours : « J'ai toujours cru en moi. Quand on rêve, tout devient possible. Je me suis toujours battu pour une médaille, même dans les moments difficiles, même quand la nervosité était là. J'ai tout donné à chaque départ olympique, et pour ça, je suis vraiment fier. » Une déclaration à la hauteur d'un athlète qui, à 33 ans, prouve qu'il reste le maître incontesté de sa discipline.
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