
« J’ai l’impression que ce sera la seule façon de nous battre pour nos droits »
L'argent qui sera remis aux joueurs et aux joueuses lors de l’édition 2026 de Roland-Garros fait beaucoup jaser alors que le début du tournoi approche à grands pas.
Une annonce marquée par une hausse importante des montants, avec une augmentation de 9,5 % par rapport à 2025.
La dotation dépassera même celle offerte à l’Open d’Australie en début de saison, confirmant l’ambition du tournoi parisien de continuer à valoriser ses athlètes.
Roland-Garros offrira environ 61,7 millions d’euros aux joueurs cette année.
Les vainqueurs des simples hommes et femmes toucheront chacun 2,8 millions d’euros, contre 2,5 millions l’an dernier. Une présence au premier tour du tableau principal rapportera au moins 87 000 euros, tandis qu’une demi-finale rapportera 750 000 euros.
Avec cette hausse, Roland-Garros devance l’Open d’Australie pour la prime aux champions, mais demeure derrière Wimbledon et l’US Open.
Malgré cette hausse remarquable, la star mondiale de tennis, Aryna Sabalenka, n'est toujours pas satisfaite...
La numéro 1 mondiale, fait partie des athlètes qui réclament une meilleure redistribution des revenus générés par les tournois du Grand Chelem.
La joueuse biélorusse est même allée jusqu’à évoquer la possibilité d’un boycottage si les joueurs n’obtiennent pas une part plus importante des revenus.
Selon elle, cette option pourrait devenir le seul moyen de faire pression sur les organisateurs et de défendre leurs droits.
« Je pense qu’à un moment donné, nous boycotterons le tournoi, oui. J’ai l’impression que ce sera la seule façon de nous battre pour nos droits », a-t-elle notamment déclaré.
D’autres joueurs ont aussi appuyé la prise de position de Sabalenka, dont Coco Gauff, Elena Rybakina et Jasmine Paolini.
Chez les hommes, la star Jannik Sinner s’est aussi dit d’accord avec les propos de Sabalenka.
Lundi, il a exprimé sa « profonde déception » face aux bourses offertes aux Internationaux de France, estimant que les joueurs devraient recevoir une plus grande part des revenus générés par les tournois majeurs.
« C’est surtout une question de respect. Je pense qu’on donne beaucoup plus que ce qu’on reçoit en retour. Et ce n’est pas seulement pour les meilleurs joueurs, c’est pour l’ensemble des joueurs », a-t-il déclaré en entrevue, alors que des rumeurs de boycott circulent.
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À propos de l'auteur
Rédactrice
Diplômée de l’Université de Montréal en communication, Marielle s’intéresse à la culture, à la musique et aux sujets qui animent le quotidien. Passionnée de tennis et de voyages, elle aime créer du contenu accessible, actuel et vivant.
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