Sean Avery

Personne ne s'attendait à voir Sean Avery dans le plus gros film de l'année

Il dévoile les coulisses du film de Christopher Nolan

Samuel Doiron

Samuel Doiron

Le dernier film de Christopher Nolan, The Odyssey, a déjà engrangé plus de 260 millions de dollars à travers le monde lors de son premier week-end d'exploitation. Avec un casting cinq étoiles comprenant Matt Damon, Anne Hathaway, Tom Holland, Zendaya ou encore Charlize Theron, le long-métrage a conquis la critique et le public. Mais dans le monde du hockey, c'est un tout autre nom qui fait parler de lui : celui de Sean Avery, ancien ailier gauche de la NHL reconverti en acteur, qui incarne l'un des compagnons d'Ulysse dans cette adaptation épique de l'œuvre d'Homère.

Avery, connu pour ses 10 saisons tumultueuses dans la LNH avec les Red Wings de Detroit, les Kings de Los Angeles, les Stars de Dallas et les Rangers de New York, y joue le rôle de Laodamas, l'un des fidèles guerriers d'Ulysse qui l'accompagne dans son interminable voyage de retour vers Ithaque. Son personnage est même l'un des derniers survivants de l'équipage, présent jusqu'à l'épisode fatidique du massacre des bovins sacrés d'Apollon.

De la glace au plateau de tournage : un parcours inattendu

Dans une interview accordée depuis son domicile de Los Angeles, quelques jours après avoir assisté à la première mondiale du film à New York, l'ancien agitateur de la NHL a livré des réflexions étonnamment profondes sur les parallèles entre le sport de haut niveau et le cinéma.

Avery attribue à John Papsidera, le directeur de casting attitré de Nolan, le mérite de lui avoir ouvert les portes d'Hollywood. Sa première expérience sur un tournage d'envergure remonte à Tenet, avant de poursuivre avec Oppenheimer en 2023.

Ce qui frappe dans le témoignage d'Avery, c'est sa capacité à établir des ponts entre ses deux vies professionnelles. Il compare l'atmosphère qui règne sur un plateau de Nolan à celle qu'il a connue lors de sa saison recrue avec les Red Wings en 2001-2002, où il côtoyait des légendes comme Nicklas Lidstrom, Steve Yzerman, Brendan Shanahan, Sergei Fedorov, Brett Hull, Pavel Datsyuk et Chris Chelios, sous la direction de Scotty Bowman.

« C'est presque une aura plus que toute autre chose », a-t-il confié. « Les meilleurs ne prennent jamais de raccourcis, ils travaillent plus dur que tout le monde. Ils sont toujours les mieux préparés. Les similitudes entre les gens au sommet de leur domaine sont saisissantes. »

L'ancien hockeyeur a notamment été marqué par le professionnalisme de Matt Damon lors d'une journée de tournage glaciale en Islande. Il décrit avoir observé l'acteur réaliser trois prises consécutives en effectuant à chaque fois un ajustement infime, une précision chirurgicale qui lui a rappelé les réflexes d'anticipation des meilleurs joueurs de hockey, ces fractions de seconde où l'on lit le jeu avant qu'il ne se développe.

Ce que le cinéma a enseigné à l'ancien dur à cuire

Mais la révélation la plus surprenante de cette interview concerne ce que le métier d'acteur a apporté à Avery sur le plan humain. « Ce que je réalise maintenant, c'est que je ne comprenais pas comment être un bon coéquipier avant de commencer à jouer la comédie », a-t-il déclaré. Selon lui, dans le sport, il est possible de compenser les faiblesses collectives par une performance individuelle exceptionnelle, qu'il s'agisse d'un gardien en état de grâce ou d'une superstar en pleine forme. Au cinéma, en revanche, « on ne peut pas faire un film sans être une équipe où chacun est pleinement investi ».

Le cinéma lui a permis de découvrir quelque chose de fondamentalement différent : la vulnérabilité. « Il faut être capable de tisser des liens et d'être incroyablement vulnérable, ce qui n'est vraiment pas encouragé dans un vestiaire sportif », a-t-il observé. C'est en suivant des cours de théâtre et en accumulant les répétitions qu'il a réussi à faire tomber les murs qu'il avait érigés autour de lui. « Une fois que vous perdez cette barrière, vous êtes soudainement ouvert à la collaboration. Vous êtes ouvert à ce que quelqu'un vous pousse vers une émotion que vous n'aviez pas prévu d'utiliser, ni même d'effleurer. »

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À propos de l'auteur

Samuel Doiron
Samuel Doiron

Rédacteur

Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.

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