
Voyez les détails !
Miha Fontaine n’a peut-être pas décroché son billet pour la finale vendredi à Livigno, mais il a offert un moment qui restera gravé dans la mémoire des partisans québécois.
Arrivé en Italie avec de bonnes performances derrière la cravate, Fontaine semblait en confiance. Son premier saut, noté 99,56, le gardait dans le coup. Ce n’était pas parfait, mais c’était suffisant pour espérer grimper au classement avec une deuxième tentative plus explosive. Il en était capable. On l’a déjà vu livrer sous pression.
Sauf que cette fois, ça n’a pas cliqué.
Son deuxième saut n’a pas répondu aux attentes, et il a finalement terminé au 15e rang des qualifications en saut acrobatique. Une journée difficile, surtout quand on sait à quel point la marge est mince à ce niveau. Un détail, un léger déséquilibre, et tout bascule.
Devant les médias, la déception était visible. Mais fidèle à lui-même, Fontaine n’a pas cherché d’excuses. En entrevue, alors qu’il s’exprimait en anglais, il a résumé sa performance avec une touche bien de chez nous : « As we say in Québécois, I was en tabar***! »
Un moment à la fois drôle, franc et profondément authentique.
Dans un contexte olympique où les réponses sont souvent calibrées et prudentes, cette spontanéité a fait du bien. Ce n’était pas une phrase calculée. C’était le cri du cœur d’un athlète compétitif, frustré de ne pas avoir livré la marchandise au moment opportun.
Et c’est précisément ce qui a charmé.
Parce que derrière la contre-performance, il y a un compétiteur qui s’en veut, qui voulait mieux faire, qui sait qu’il en avait plus à donner. Mais il y a aussi un gars fier de ses racines, incapable de s’empêcher de glisser un juron québécois sur la scène internationale.
La journée n’a pas tourné en sa faveur sur le plan sportif. Mais en quelques mots, Miha Fontaine nous a bien fait rire.
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