Donald Trump
Crédit photo: Capture d'écran vidéo X The White House

Messi, Kane et Ronaldo : la conférence de presse surréaliste de Trump et Infantino

Ils ont multiplié les déclarations lunaires et le président américain en a profité pour envoyer une pique au Canada

Maxime Albors

Maxime Albors

En marge de la finale opposant l'Espagne à l'Argentine, programmée dimanche, Donald Trump et Gianni Infantino ont tenu une conférence de presse surréaliste à New York vendredi.

L'occasion pour les deux hommes de dresser un bilan plus qu'élogieux de cette Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, dans un exercice d'autosatisfaction qui n'a pas manqué de faire réagir.

Le président de la FIFA a ouvert les hostilités en qualifiant ce Mondial non seulement de plus beau de tous les temps, mais aussi de plus grand événement humain, social et culturel jamais organisé par l'humanité. Infantino a ensuite remercié chaleureusement le président américain pour sa contribution à cette réussite.

Visiblement ravi de ces louanges, Trump a renchéri en affirmant que cette édition, qui a attiré 6,7 millions de spectateurs dans les stades, représentait probablement l'événement sportif le plus abouti de toute l'histoire.

Le chef d'État a également laissé entendre que les États-Unis pourraient de nouveau se porter candidats pour accueillir un futur Mondial, précisant qu'il souhaiterait cette fois se passer du Canada et du Mexique. Encore une manière de piquer au vif ses deux voisins.

Entre polémiques arbitrales et analyses tactiques improvisées

La conférence a pris une tournure encore plus cocasse lorsque Trump est revenu sur l'affaire du carton rouge infligé à l'attaquant américain Folarin Balogun. Le président a reconnu avoir contacté Infantino à ce sujet, affirmant d'abord lui avoir demandé de laisser jouer son compatriote, avant de se reprendre en précisant qu'il avait simplement voulu exprimer son désaccord. Selon le média américain Sports Illustrated, présent sur place, le patron de la FIFA a affiché une grimace embarrassée à ce moment précis de l'échange.

Trump s'est également improvisé analyste tactique en commentant la demi-finale perdue par l'Angleterre face à l'Argentine (1-2). Il a notamment remis en question le repositionnement défensif de Harry Kane, qu'il dit connaître personnellement pour avoir joué au golf avec lui.

« Les Anglais ont un très bon joueur avec lequel je joue au golf. Vous le saviez, n'est-ce pas ? Harry, qui a été fantastique. Je pense que l'Angleterre a peut-être fait une erreur en lui donnant un rôle aussi défensif. Ils ont mené au score et ensuite ils ont peut-être fait cette erreur en enlevant leur meilleur joueur de son placement habituel. Il faut jouer un peu l'attaque, non ? », a-t-il lancé.

Messi encensé, Ronaldo salué

Le président américain a réservé ses plus belles louanges à Lionel Messi, dont il a décrit avec admiration la passe décisive offerte à Lautaro Martinez lors de la demi-finale.

« J'ai regardé sa passe (...) Tout à coup, il se place à droite et le joueur qui le surveillait est juste resté sur place. Il s'est créé l'espace. Il a tapé dans le ballon. C'était presque de la perfection. Et ça a été la fin du match. C'était brillant. Et c'est un super gars », a souligné le président américain.

Il a également salué Cristiano Ronaldo, moins en vue durant cette compétition, en soulignant la capacité de ces joueurs d'exception à reproduire des performances de haut niveau au fil des années. Le président a indiqué avoir appris à connaître le Portugais au fil du temps, le décrivant comme quelqu'un de formidable.

« Ce genre de mecs arrive à répéter ces performances encore et encore. Ils sont nés avec quelque chose en plus. Ronaldo en fait partie. J'ai appris à le connaître avec les années et c'est un super gars », a-t-il déclaré.

Cette conférence de presse, mêlant autosatisfaction politique, diplomatie sportive et commentaires tactiques hasardeux, illustre une fois de plus l'emprise que Donald Trump a exercée sur cette Coupe du monde organisée en grande partie sur le sol américain. Reste désormais à savoir si la finale entre l'Espagne et l'Argentine sera à la hauteur des superlatifs employés par le président et le patron de la FIFA.

Inscrivez-vous à notre infolettre

Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.

À propos de l'auteur

Maxime Albors
Maxime Albors

Rédacteur

Diplômé de l'Université de Montréal, Maxime est un passionné de musique et de basketball. Il suit de très près l'actualité pour créer quotidiennement du contenu informatif et divertissant.

Lire la suite
Source: lequipe.fr

Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

HabsolumentFan

Un site de nouvelles, d'opinions et divertissement sur le Canadien de Montréal et la LNH. Soyez à l'affût des toutes dernières nouvelles dans le monde du hockey.

© 2026 Attraction Web S.E.C. Tous droits réservés.