
Peu de gens sont au courant de la tragédie familiale qu'il a vécue...
Stephen Eustaquio n’est pas le genre de joueur qui cherche constamment les projecteurs.
Il n’a pas toujours le nom le plus crié par les partisans, ni le statut de vedette internationale d’un Alphonso Davies. Mais dimanche, c’est lui qui a écrit l’un des plus grands moments de l’histoire du soccer canadien.
Dans un match serré contre l’Afrique du Sud, Eustaquio a marqué le but victorieux en fin de rencontre, permettant au Canada de l’emporter 1-0 et d’atteindre la ronde des 16 à la Coupe du monde. Un moment immense pour le pays, mais aussi extrêmement personnel pour le milieu de terrain de 29 ans.
Après la rencontre, l’émotion l’a rattrapé. En entrevue avec TSN, Eustaquio a été questionné sur tout ce qu’il a traversé dans les dernières années. Et là, difficile de garder le contrôle. Le joueur canadien a fondu en larmes en parlant de sa famille, de ses parents, de sa fille, de ses proches. Un moment très humain, loin des célébrations habituelles d’après-match.
Parce que derrière ce but, il y a une histoire lourde. Eustaquio a perdu sa mère, Esmeralda, en avril 2023, des suites d’un cancer du cerveau. Treize mois plus tard, son père, Armando, est décédé subitement d’une crise cardiaque. Deux pertes énormes en très peu de temps. La naissance de sa fille, Benedita, en avril 2024, est ensuite venue apporter un peu de lumière dans une période évidemment difficile.
C’est aussi pour ça que ce but a frappé aussi fort. Ce n’était pas seulement un ballon au fond du filet. C’était un moment de soulagement, de résilience, presque de justice sportive pour un joueur qui a continué d’avancer malgré tout.
Jesse Marsch l’a bien résumé après le match. L’entraîneur du Canada a salué non seulement la performance d’Eustaquio, mais aussi son éthique de travail et son importance dans le groupe. Selon lui, personne ne méritait plus ce moment que son milieu de terrain. Marsch a aussi ajouté qu’il était convaincu que, quelque part, les parents d’Eustaquio avaient vu ce but.
Sur le terrain, Eustaquio est souvent celui qui stabilise le jeu, qui comprend les consignes, qui garde l’équipe organisée. Mais dimanche, il a aussi été celui qui a fait exploser tout un pays.
Le Canada continue donc son parcours en Coupe du monde, mais cette victoire restera associée à son numéro 6. Un joueur discret, solide, respecté, qui a transformé une soirée de pression en moment historique.
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À propos de l'auteur
Rédactrice
Diplômée de l’Université de Montréal en communication, Marielle s’intéresse à la culture, à la musique et aux sujets qui animent le quotidien. Passionnée de tennis et de voyages, elle aime créer du contenu accessible, actuel et vivant.
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