
Un aspect en particulier agace beaucoup les téléspectateurs…
Il n’aura fallu qu’un seul match pour que les nouvelles pauses fraîcheur de la Coupe du monde 2026 fassent déjà beaucoup jaser.
Présentées par la FIFA comme une mesure pour protéger les joueurs de la chaleur en Amérique du Nord, ces interruptions ont surtout donné l’impression d’être taillées pour la publicité. Et dès le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud, le concept a tourné au malaise.
Lors de la deuxième pause fraîcheur, les deux équipes étaient prêtes à reprendre le jeu, mais l’arbitre Wilton Sampaio a dû retenir les joueurs pendant près de 40 secondes. La raison? Le diffuseur américain Fox Sports était encore en pleine coupure publicitaire.
Résultat : les téléspectateurs américains ont manqué une partie de l’action. Pas exactement le meilleur départ pour une nouveauté censée améliorer l’expérience du tournoi.
Officiellement, la FIFA soutient que ces pauses servent à protéger les joueurs dans des conditions de chaleur parfois extrêmes. Mais comme les diffuseurs peuvent aussi y placer de la publicité, plusieurs y voient surtout une belle occasion de rentabiliser encore davantage la compétition.
Le format rappelle d’ailleurs beaucoup les sports américains, comme la NFL ou la NBA, où les pauses publicitaires font partie du spectacle. Sauf qu’au soccer, sport reconnu pour son rythme continu, l’idée passe beaucoup moins bien.
Les montants en jeu sont énormes. En France, M6 pourrait facturer jusqu’à 425 000 euros pour une publicité de 20 secondes pendant une pause fraîcheur si les Bleus atteignent la finale. Autrement dit, ces quelques minutes valent très cher.
Sur le terrain, l’impact inquiète aussi. Didier Deschamps a résumé le malaise en affirmant qu’on ne joue plus vraiment deux mi-temps, mais presque quatre quarts-temps. Selon lui, une pause de trois minutes peut complètement casser le rythme d’une équipe en plein temps fort.
Et c’est justement ce qui dérange : une équipe qui domine peut perdre son élan, pendant qu’une formation en difficulté peut profiter de l’arrêt pour souffler et se replacer.
La FIFA assure que la santé des joueurs reste la priorité, mais après ce premier cafouillage, l’argument convainc moins. Si ces pauses continuent de couper le rythme ou de faire manquer du jeu aux téléspectateurs, la grogne risque de monter vite.
La Coupe du monde vient à peine de commencer, mais une chose est déjà claire : ces pauses fraîcheur ne feront pas l’unanimité.
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À propos de l'auteur
Rédactrice
Diplômée de l’Université de Montréal en communication, Marielle s’intéresse à la culture, à la musique et aux sujets qui animent le quotidien. Passionnée de tennis et de voyages, elle aime créer du contenu accessible, actuel et vivant.
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