
Malgré l'argent et le succès, son changement de nationalité sportive lui fait vivre un véritable cauchemar...
La star du ski acrobatique Eileen Gu, considérée comme l'athlète la plus fortunée et la plus médiatisée des Jeux olympiques de Milan-Cortina, a levé le voile sur une réalité bien plus sombre que ce que laissent entrevoir ses podiums et ses contrats publicitaires.
La jeune femme de 22 ans a confié avoir subi des menaces de mort, des agressions physiques en pleine rue et même un cambriolage de sa chambre universitaire à Stanford, conséquences directes de sa décision controversée de concourir sous les couleurs de la Chine plutôt que des États-Unis.
Née à San Francisco avec des racines chinoises du côté de sa mère, Gu avait fait le choix de représenter la Chine alors qu'elle n'était encore qu'une adolescente, à l'approche des Jeux d'hiver de Pékin en 2022. Ce transfert d'allégeance ne s'est pas fait sans contrepartie financière : selon les informations disponibles, un montant total de 6,6 millions de dollars aurait été versé à Gu et à la patineuse artistique Zhu Yi pour qu'elles portent les couleurs chinoises lors des compétitions internationales.
Le pari de la Chine s'est avéré largement gagnant sur le plan sportif. Lors des Jeux de Pékin, Eileen Gu est entrée dans l'histoire en devenant la plus jeune championne olympique de ski acrobatique à seulement 18 ans. Elle avait alors raflé l'or en big air et en demi-lune, complétant sa moisson par une médaille d'argent en slopestyle.
À Milan-Cortina, elle a déjà ajouté deux nouvelles médailles d'argent à sa collection, en big air et en slopestyle, et vise un sixième podium olympique en demi-lune. Avec cinq breloques à son actif, elle est d'ores et déjà la skieuse acrobatique la plus titrée de l'histoire olympique.
Son rayonnement dépasse largement les pistes enneigées. Parlant couramment le mandarin, elle a noué des partenariats prestigieux avec des marques comme Porsche et Red Bull. Le magazine Forbes estime ses revenus annuels à 23 millions de dollars, ce qui la place au quatrième rang des athlètes féminines les mieux rémunérées au monde.
Elle surpasse même les joueurs de la LNH en termes de revenus aux Jeux olympiques. Fait révélateur de la nature amateur de sa discipline : à peine 55 000 dollars de cette somme proviennent de ses résultats en compétition. Surnommée la « princesse des neiges », elle mène également une carrière de mannequin auprès de la célèbre agence IMG.
Mais derrière cette façade dorée se cache une réalité que la jeune athlète a longtemps gardée pour elle. Dans un entretien accordé au média The Athletic, elle a détaillé les violences auxquelles elle a été confrontée depuis son changement de nationalité sportive.
Lors d'une conférence de presse au début des Jeux de Milan-Cortina, elle avait déjà évoqué publiquement ces épreuves, déclarant avoir traversé à 22 ans « des choses que personne ne devrait avoir à vivre ». Elle avait alors énuméré les menaces, les insultes, la haine en ligne et les agressions physiques, précisant que « la liste est longue ».
Malgré ces traumatismes, Eileen Gu refuse de se laisser abattre. « Je suis devenue plus forte, a-t-elle affirmé. C'est la beauté de la jeunesse. On s'adapte, on apprend, on devient plus fort et meilleur. »
Alors qu'elle s'apprête à disputer l'épreuve de demi-lune dans les montagnes italiennes, la skieuse sino-américaine incarne à la fois les sommets vertigineux et les abîmes que peut engendrer la célébrité sportive à l'ère de la géopolitique et des réseaux sociaux.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.