
Elle a dû calmer le jeu en conférence de presse...
Aryna Sabalenka s'est retrouvée au cœur d'une polémique inattendue lors de son entrée en lice à Roland-Garros 2026.
La numéro 1 mondiale, qui mène depuis plusieurs mois un bras de fer avec les organisateurs des tournois du Grand Chelem pour une meilleure redistribution des revenus aux joueurs, a été critiquée pour avoir porté sur le court des bijoux dont la valeur équivaut au prize-money de son adversaire du premier tour. Une coïncidence qui n'a pas manqué de faire réagir.
Lors de sa victoire face à l'Espagnole Jessica Bouzas Maneiro (6-4, 6-2), mardi, la Biélorusse arborait deux colliers et une paire de boucles d'oreilles en grenats et diamants estimés à 100 000 dollars, soit environ 86 000 euros. Un montant quasi identique aux 87 000 euros empochés par son adversaire, éliminée dès le premier tour du tournoi parisien.
Ce parallèle saisissant a alimenté les accusations d'hypocrisie à l'encontre de la joueuse, figure centrale du mouvement de protestation des tennismen et tenniswomen pour une répartition plus juste des revenus en Grand Chelem.
Interrogée en conférence de presse sur cette apparente contradiction, Sabalenka a balayé les critiques avec fermeté. Elle a estimé qu'il n'y avait aucun lien entre ces deux sujets, rappelant que son combat pour le prize-money ne la concerne pas personnellement. La quadruple lauréate en Grand Chelem, qui a établi un record dans le tennis féminin la saison passée avec 15 millions de dollars de gains en tournois (environ 13 millions d'euros), a insisté sur le fait que tout le monde sait qu'elle ne souffre pas de difficultés financières.
Sabalenka a tenu à recentrer le débat sur l'objectif de sa mobilisation. Selon elle, il s'agit avant tout de défendre les joueurs et joueuses qui peinent à vivre de leur sport, ceux qui sont moins bien classés, ceux qui reviennent de blessure ou qui appartiennent à la nouvelle génération. Elle s'est positionnée comme porte-parole de ces athlètes pour qui chaque euro de prize-money compte réellement, plaidant pour une redistribution plus équitable au sein des tournois majeurs.
Quant au port de bijoux pendant ses matchs, la Biélorusse a confié ne pas vraiment ressentir leur poids et se sentir à l'aise avec. Elle a toutefois précisé avoir renoncé à un troisième collier initialement prévu, se contentant de deux. Pour elle, soigner son apparence fait partie intégrante de sa performance : se sentir bien dans sa peau l'aide à mieux jouer sur le court.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Diplômé de l'Université de Montréal, Maxime est un passionné de musique et de basketball. Il suit de très près l'actualité pour créer quotidiennement du contenu informatif et divertissant.
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