
Maya et sa famille font face à une nouvelle épreuve déchirante
La petite communauté de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, avait été plongée dans l'horreur en février dernier lorsqu'une fusillade avait frappé l'école secondaire de la ville.
Parmi les survivants, une jeune joueuse de hockey de 12 ans était devenue un symbole de courage et de résilience. Mais plusieurs mois après le drame, sa famille traverse une nouvelle épreuve qui soulève des questions profondes sur l'accompagnement des victimes de violences de masse au Canada.
Le jour de la fusillade à l'école secondaire de Tumbler Ridge, neuf personnes ont perdu la vie et vingt-sept autres ont été blessées. Le suspect, Jesse Van Rootselaar, âgé de 18 ans, avait ensuite été retrouvé mort à l'intérieur de l'établissement.
Maya Gebala, défenseuse prometteuse au sein de l'équipe de hockey des moins de 13 ans des Raptors de Tumbler Ridge, avait subi de graves blessures à la tête et au cou causées par des débris projetés lors de l'attaque. Transportée d'urgence à l'hôpital pour enfants de Vancouver dans un état critique, elle avait été décrite comme « l'une des chanceuses ».

Sa mère, Cia Edmonds, était restée à son chevet tout au long de cette épreuve, racontant comment une journée ordinaire s'était transformée en cauchemar inimaginable. Le monde du hockey s'était alors mobilisé de manière remarquable. La légende canadienne Hayley Wickenheiser avait partagé une campagne de financement participatif pour soutenir la famille, appelant la communauté du hockey à se montrer solidaire. Cette vague de soutien avait illustré la force des liens qui unissent les petites villes canadiennes, où l'aréna constitue bien plus qu'un lieu sportif : c'est un véritable cœur social.
Tumbler Ridge est une localité où presque tout le monde se connaît. Le maire Darryl Krakowka avait souligné à l'époque que la tragédie avait ébranlé la communauté jusqu'à ses fondements, précisant que pratiquement chaque habitant avait un lien personnel avec les victimes.

En juin 2026, la situation de la famille Gebala a pris un tournant déchirant. Selon les informations rapportées, Maya et ses proches vivent désormais « entre une voiture et un canapé », incapables de trouver un logement stable au Canada. Cia Edmonds a également révélé que la famille ne remplit pas les critères d'éligibilité pour certaines aides gouvernementales, ce qui aggrave encore davantage leurs difficultés dans une période déjà extrêmement éprouvante.
Cette précarité met en lumière les failles du système de soutien aux victimes de violences de masse. Si l'élan de solidarité et les dons avaient afflué dans les semaines suivant la fusillade, le chemin vers la guérison s'étend bien au-delà de la couverture médiatique initiale. Pour Maya et sa famille, avoir survécu à l'attaque n'était que le début d'un long combat.

Alors que la famille Gebala continue de chercher un logement stable et de naviguer dans un système d'aides qui ne leur a jusqu'ici apporté aucune assistance, leur histoire rappelle avec force que les conséquences d'une tragédie ne s'effacent pas quand les projecteurs se détournent. Pour cette jeune guerrière du hockey qui s'est battue pour sa vie, la lutte est encore loin d'être terminée.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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