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La défaite en finale olympique a laissé un goût amer chez Nick Suzuki. La médaille d’argent, brillante autour de son cou, ne reflétait pas l’émotion qu’il ressentait au moment de s’adresser aux médias. Le capitaine du Canadien a parlé avec calme, mais on sentait la déception dans chacune de ses réponses.
Lorsqu’on lui a demandé s’il pourrait, avec le temps, regarder ce tournoi avec fierté, il n’a pas hésité à reconnaître la valeur du parcours. « Il y a beaucoup de choses dont on peut être fiers avec ce groupe », a-t-il expliqué. Mais la blessure était encore trop fraîche. « Ça fait très mal en ce moment. On pensait avoir fait tout ce qu’il fallait pendant tout le match, mais on n’a simplement pas obtenu le résultat. »
Une phrase qui résume bien la cruauté d’une finale : tu peux jouer le bon hockey, respecter ton plan de match, limiter les erreurs… et repartir quand même avec la mauvaise couleur de médaille.
La question de la prolongation à trois contre trois a évidemment été soulevée. Terminer une finale olympique dans un format aussi ouvert et rapide fait débat. Suzuki, fidèle à son tempérament posé, n’a pas voulu alimenter la controverse.
« Les règles sont les règles. On savait en entrant dans le match que ça pouvait arriver. »
Réponse neutre, presque diplomatique. Aucune critique directe, aucun commentaire incendiaire.
Mais à l’extérieur du vestiaire, la réaction est bien différente. Une immense portion des partisans canadiens est furieuse qu’un match aussi important, une médaille d’or olympique, se décide en 3 contre 3. Plusieurs estiment qu’une finale devrait se jouer à cinq contre cinq jusqu’au but gagnant, comme le veut la tradition dans les grands rendez-vous internationaux ou en séries éliminatoires.
Le format réduit ouvre davantage la glace, favorise les erreurs individuelles et peut transformer un moment historique en simple échange de chances spectaculaires. Aux yeux de bien des fans, une médaille d’or mérite un dénouement plus “classique”, plus représentatif du hockey complet.
Suzuki, lui, est resté mesuré. On peut lire entre les lignes qu’il aurait évidemment préféré un autre scénario, mais il refuse de blâmer le système. Pour lui, l’équipe savait à quoi s’attendre. Il n’y a pas d’excuses à invoquer. Cette attitude démontre une maturité certaine : accepter le cadre, même s’il ne fait pas l’unanimité.
Il a aussi mentionné la présence de Sidney Crosby autour du groupe, soulignant à quel point son leadership comptait. « Il est toujours une présence pour nous tous », a-t-il dit. On sentait qu’il aurait aimé offrir un dénouement différent à un joueur qui a tant donné au hockey canadien. « On voulait tout donner pour lui. »
Avec le recul, cette médaille d’argent prendra probablement une autre dimension. Le parcours, l’unité du groupe, les batailles livrées… tout cela restera. Mais pour l’instant, comme l’a si bien résumé Nick Suzuki, la douleur l’emporte encore sur la fierté.
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