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Le gouvernement pourrait exiger à la LHJMQ d'abolir les bagarres

Ça s'en vient à grands pas!

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La pandémie qui nous frappe fait très mal à la LHJMQ.

À un tel point que la ligue a dû se tourner vers le gouvernement pour obtenir de l'aide. Selon ce que rapporte le journaliste Alexandre Pratt de La Presse, la ligue a fait la demande d'un prêt d'urgence de 20 millions de dollars, répartit entre les formations de la ligue.

Suite à cette requête de la ligue, la ministre Isabelle Charest a demandé à la ligue d'adopter de nouvelles directives pour réduire de manière significative le nombre de bagarres en échange d'une subvention du gouvernement.

Le commissaire Gilles Courteau a donc soumis au vote à ses 18 propriétaires la semaine dernière les deux modifications de règlements suivantes:

  • Un bagarreur sera désormais chassé pour 15 minutes (plutôt que 5);
  • Un joueur sera suspendu après 5 bagarres (plutôt que 10).

Le vote s'est soldé par un résultat de 10 pour et 8 contre, soit un résultat insuffisant pour adopter les règlements en question puisque l'on exige l'accord d'au moins 12 des 18 formations de la ligue pour modifier les règles.

Toujours selon le journaliste, le commissaire de la ligue et la ministre Charest étaient tous les deux furieux de la tournure des événements, voyant les propriétaires être incapables de faire les efforts nécessaires pour adapter leur ligue en échange d'un prêt d'urgence qui leur permettrait de survivre.

Il s'agit là d'un faux pas qui pourrait avoir des conséquences majeures sur la ligue puisque la ministre aurait l'intention d'hausser le ton et ne se contentera plus de demi-mesures. Elle pourrait même aller jusqu'à demander l'abolition complète des bagarres dans la LHJMQ, rien de moins.

"Sauf que le mal est fait. La ministre Charest est contrariée, me dit-on. Je la comprends. Vendredi, Gilles Courteau lui a proposé de mettre sur pied un comité qui accoucherait d’un rapport cet hiver. La réponse fut immédiate : non. La ministre jongle plutôt avec l’idée d’exiger de la LHJMQ des sanctions encore plus sévères que celles de jeudi dernier. Les discussions doivent reprendre cette semaine. Et elles risquent de prendre fin avec un choix très simple. Ce seront les bagarres. Ou les subventions. Mais pas les deux."- Alexandre Pratt

À la lumière de ces événements, tout indique que le hockey junior pourrait changer complètement dans un avenir très rapproché. 

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