
Voyez les détails!
Il y a quelques semaines, nous vous rapportions que la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) avait confirmé qu’elle maintiendrait officiellement l’exclusion des équipes russes et biélorusses des compétitions internationales jusqu’à la saison 2026-2027, prolongeant ainsi une suspension qui perdure depuis plusieurs années, soit depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022.
Toutefois, elle précisait également que la possibilité d’un retour des équipes juniors, en particulier dans la catégorie des U18 ans, serait réévaluée pour la saison 2027-2028 si les analyses de risques et les conditions sur le terrain évoluaient favorablement.
Or, de son côté, le président de l'IIHF, Luc Tardif, n’a jamais caché son souhait de voir la Russie et la Biélorussie effectuer un retour dans les compétitions internationales. Pour lui, une telle réintégration serait avant tout le signe que le contexte mondial s’est amélioré. Le problème, toutefois, n’est pas l’intention, mais bien le moment propice.
Comme le mentionne Nicolas Cloutier de TVA Sports dans un récent article, Tardif est resté prudent en conférence de presse lorsqu’est venu le temps d’évoquer un échéancier. Même son de cloche du côté du commissaire de la LNH, Gary Bettman, qui était aussi sur place. Les deux dirigeants ont laissé entendre que les conditions actuelles ne permettent toujours pas un retour des équipes russes sur la scène internationale.
Depuis le début du conflit en Ukraine, l’IIHF répète que l’exclusion de la Russie repose sur des enjeux de sécurité, et non sur des considérations politiques. Cette décision faisait suite aux recommandations du Comité international olympique après l’invasion de 2022, recommandations qui se sont ensuite transformées en bannissement officiel par le CIO lorsque certaines organisations sportives ukrainiennes ont été absorbées par la Russie, en violation de la charte olympique.
Or, le discours semble maintenant évoluer au sein de plusieurs grandes instances sportives. Des dirigeants influents plaident désormais pour une approche plus neutre, axée sur le sport plutôt que sur la géopolitique. Certains estiment même que la suspension de la Russie n’a pas produit les effets escomptés.
Selon des informations relayées par des médias russes, le CIO pourrait se pencher sur la question dès le printemps. Un tel débat pourrait avoir des répercussions importantes, notamment en vue des Jeux olympiques d’hiver de 2030, auxquels plusieurs jeunes joueurs russes rêvent déjà de participer.
Avant cela, la LNH prévoit tenir une Coupe du monde en 2028. Toutefois, Bettman a été clair à l'effet que la Ligue ne prendra pas les devants. Elle ajustera sa position en fonction de celle adoptée par la communauté internationale.
Bref, malgré certains signes d’assouplissement, le statu quo demeure. Tant que le contexte global ne changera pas, la Russie restera à l’écart des grandes compétitions de hockey.
Toutefois, les mois d'avril ou de mai 2026 pourraient représentés un immense tournant pour la Russie qui commence à voir la lumière au bout du tunnel.
Vous pouvez consulter l'article de Nicolas Cloutier de TVA Sports en cliquant sur le lien ci-dessous ou en cliquant directement ICI.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.