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À quelques minutes de croiser le fer avec Team Canada aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, Pierre-Edouard Bellemare n’a pas cherché à masquer la réalité. Le capitaine de l’équipe française sait exactement dans quoi sa formation s’embarque face à la plus grande puissance du hockey mondial.
Selon lui, l’écart de talent est immense. Trop grand pour nourrir la moindre illusion de victoire!
Bellemare l’a résumé avec une franchise désarmante en affirmant que même le joueur canadien le moins dominant surpasserait le meilleur élément français. Une déclaration brutale, mais assumée, qui reflète surtout la lucidité du vétéran de 40 ans.
Leur pire joueur sera meilleur que notre meilleur joueur. C'est la vérité.
La comparaison est difficile à éviter. La France arrive à Milan-Cortina avec un seul joueur actif de la LNH, soit Alexandre Texier du Canadien de Montréal, tandis que le Canada aligne une formation composée exclusivement de vedettes de la ligue. Pire encore pour les Français, les Canadiens peuvent compter sur un trio réunissant Connor McDavid, Nathan MacKinnon et Macklin Celebrini, soit trois des meilleurs marqueurs de la LNH cette saison.
Bellemare reconnaît d’ailleurs que la France n’aurait probablement jamais obtenu sa place dans ce tournoi si la Russie n’avait pas été exclue par le Comité international olympique (CIO) et la Fédération internationale de hockey (IIHF). Dans ce contexte, l’objectif n’a jamais été une médaille. Pour lui, la mission est seulement d'obtenir le respect.
Nous sommes venus ici pour obtenir du respect. Il n’a jamais été question de médaille. Nous avons tenté de l’expliquer à tous nos médias à la maison qui ne connaissent pas le hockey, qui ne connaissent pas notre équipe, et qui nous comparent avec le handball, le soccer, le basketball ou le rugby. Nous ne sommes pas dans la même catégorie. Au niveau international, la France n’est même pas proche du 12e échelon. C’est la vérité!
Les deux premiers matchs du tournoi ont illustré cette mentalité. Malgré des défaites contre la Suisse et la Tchéquie, les Français n’ont jamais abandonné.
Face au Canada, Bellemare ne parle donc ni de surprise ni d’exploit. Il souhaite simplement que son équipe rende la tâche difficile, qu’elle patine, frappe et se batte jusqu’à la dernière seconde. À ses yeux, c’est ainsi que le respect se gagne, surtout lorsqu’on affronte les meilleurs joueurs de la planète.
Nous savions que ce serait difficile, mais nous avons toujours dit que peu importe le talent auquel nous allions faire face, nous ne laisserions pas l'adversaire avoir plus de cœur et de jambes que nous. [...] On va jouer contre les meilleurs. Chez les professionnels en France, c’est une chance que nous n’avons pas.
Si la France parvient à quitter la glace en ayant tout donné, le capitaine estimera que la mission est accomplie. Et dans un tournoi où les attentes sont inexistantes, ce respect vaut parfois bien plus qu’un point au classement.
Vous pouvez consulter l'article complet de Dan Rosen du NHL.com en cliquant sur le lien ci-dessous ou en cliquant directement ICI.
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