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Le débat refait surface dès qu’un journaliste relance la question. La Russie devrait-elle retrouver son droit de compétition internationale malgré le contexte géopolitique que tout le monde connaît? Le dossier est infiniment plus vaste que le hockey.
La situation internationale change rapidement, surtout depuis que les États-Unis — sous la gouverne du président Donald Trump — redéfinissent leur rapport face au reste du monde. Certains y voient une fenêtre qui pourrait, éventuellement, rouvrir la porte aux Russes. Rien n’est impossible, mais rien n’est aussi simple non plus.
Abandonnons un instant le terrain politique pour quelque chose qui, avouons-le, rejoint davantage notre zone de confort: le hockey.
Martineau présente une formation olympique russe complète, un alignement qui ferait saliver n’importe quel partisan. Kucherov, Malkin, Ovechkin, Panarin, Kaprizov, Nichushkin. Trois gardiens de classe mondiale en Shesterkin, Vasilevskiy et Sorokin. Le genre de profondeur offensive et de luxe devant le filet qui, sur papier, donne l’impression d’une équipe capable de renverser un géant.
Nikita Kucherov l’a d’ailleurs résumé en une phrase devenue virale: «Ce n’est pas un vrai tournoi meilleur contre meilleur sans la Russie.»
Il sait de quoi il parle. Le talent pur ne manque pas. Un examen honnête de l’alignement révèle toutefois une fissure importante: la défensive russe n’a pas la même solidité que celle du Canada ou des États-Unis. Sergachev et Provorov sont des valeurs sûres, mais l’ensemble demeure un cran derrière les brigades canadienne et américaine, construites pour écraser, relancer et étouffer.
L’attaque? Spectaculaire. Le filet? Élite. La composition complète arrive cependant un brin à court pour réellement rivaliser avec les deux autres favoris de la compétition.
Une confrontation Russie-Canada aurait définitivement eu son charme. Personne ne dirait non à l’idée de voir Ivan Demidov se mesurer aux meilleurs joueurs de la planète dès 2026. Le jeune prodige aurait sans doute volé quelques séquences, peut-être même un match. Un gardien russe en état de grâce pourrait renverser une rencontre à lui seul. La beauté du hockey repose justement sur ce chaos.
La Russie aurait été très compétitive, dangereuse même. Menacer le Canada? Non. Rivaliser sur un match? Toujours possible avec des cerbères de cette qualité… qui peuvent dire non un soir donné.
Le débat demeurera théorique. Milan-Cortina se déroulera sans eux. Le reste n’est que spéculation… jusqu’à la prochaine étincelle politique.
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