
L'idée de revoir le retour des russes est sévèrement compromise!
Le monde du hockey sur glace traverse une crise majeure depuis que le Tribunal Arbitral du Sport a rendu une décision qui bouleverse l'ordre établi depuis le début de la guerre en Ukraine.
Ce qui devait être un simple arbitrage juridique est en train de se transformer en bras de fer diplomatique, commercial et sportif dont les ramifications dépassent largement les patinoires.
Rappelons qu'il y a quelques jours la décision a été rendue de lever la suspension et ramener la russie dans les compétitions internationales.
La Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF) a exprimé publiquement sa déception face à la décision du TAS autorisant la Fédération russe de hockey à inscrire une équipe dans l'ensemble des championnats de l'IIHF, et ce avec effet immédiat. L'instance dirigeante du hockey mondial a tenu à rappeler que ses décisions initiales d'exclusion visaient à protéger la sécurité de tous les participants et à préserver l'intégrité de ses compétitions. Tout en respectant l'autorité du tribunal, l'IIHF a souligné que les préoccupations qui avaient motivé l'exclusion de la Russie n'ont pas disparu.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Du côté diplomatique, la ministre finlandaise des Affaires étrangères, Elina Valtonen, a pris une position ferme: Tant que la Russie poursuit sa guerre d'agression en Ukraine, les athlètes russes ne seront pas les bienvenus sur le sol finlandais. Cette déclaration revêt une importance toute particulière puisque la Finlande doit accueillir le Championnat du monde junior de hockey 2028. La position de Helsinki pose donc un défi concret à la mise en œuvre de la décision du TAS.
Sur le plan commercial, le commaditaire de l'IIHF, Tipsport, a annoncé qu'il n'avait pas l'intention de diffuser de la publicité lors d'éventuels matchs impliquant les équipes nationales russe ou biélorusse, et qu'il ne proposerait pas de cotes sur ces rencontres. Ce retrait d'un partenaire financier illustre les tensions économiques que cette réintégration pourrait engendrer pour la fédération internationale.
Comme si ces annonces n'étaient pas déjà suffisamment lourdes de sens, voilà maintenant que cinq pays, la Suède, la Finlande, le Danemark, la Norvège et la Lettonie ont tous annoncé qu'ils refusaient catégoriquement de disputer un match face à la Russie tant que leur guerre d'agression en Ukraine n'avait pas cessé.
L'IIHF elle-même a insisté sur les implications pratiques considérables de cette décision. Les compétitions concernées, parmi lesquelles le Championnat du monde masculin 2027, le Championnat du monde junior 2027, le Championnat du monde féminin 2027 ainsi que les championnats U18 masculins et féminins 2027, sont déjà à un stade avancé de préparation. Modifier la participation à ces tournois nécessite une coordination approfondie avec les associations nationales membres, les comités organisateurs et les autorités des pays hôtes. Il faut revoir les formats de compétition, les calendriers, les dispositions de voyage et d'hébergement, ainsi que les mesures de sécurité. Selon l'IIHF, le TAS n'a pas pris en compte ces éléments pratiques qui ne peuvent être mis en place du jour au lendemain.
À ce stade-ci, avec toute cette pression venant de toute part, il semble irréaliste de voir la Russie être ramenée dans les compétitions internationales même si officiellement leur suspension est maintenant levée.
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À propos de l'auteur
Rédacteur en chef
Passionné de hockey depuis toujours, Marco Normandin est le créateur du Ultimate Pool Preview, une référence mondiale en guide de pools. Il est également l'idiot derrière la page satirique de hockey, Définitivement, Pierre. Travailleur acharné, il fouille sans relâche pour dénicher toutes les informations entourant la LNH et en faire bénéficier les lecteurs avant la compétition.
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