
La légende du hockey se prononce
Alors que le Championnat mondial junior de hockey approche à grands pas, une controverse diplomatique et sportive secoue le monde du hockey international. La question de la participation russe au tournoi prévu en Alberta a pris une nouvelle dimension lorsqu'une voix emblématique du sport s'est exprimée publiquement sur le sujet.
Lors d'une cérémonie organisée vendredi à Toronto par la société Upper Deck pour renommer le centre de ressources du Temple de la renommée du hockey en l'honneur de son défunt père Walter, Wayne Gretzky a déclaré soutenir la position du premier ministre Mark Carney. Ce dernier avait annoncé plus tôt dans la semaine que les athlètes russes et bélarusses ne seraient pas autorisés à représenter leurs pays sur le sol canadien tant que la guerre en Ukraine se poursuivrait.
« Personne n'aime la guerre, n'est-ce pas ? », a lancé le meilleur pointeur de l'histoire de la LNH, dont les racines est-européennes touchent l'Ukraine, le Bélarus et la Pologne. « Nous ne voulons certainement pas voir cela. Nous espérons que ça se termine. Nous aurions souhaité que ça ne commence jamais. Et je comprends la position que prend le premier ministre, et tant mieux pour lui. Il a pris cette position et il l'a exprimée clairement. »
Gretzky a ajouté qu'il croyait que « beaucoup de joueurs et de Canadiens partagent ce sentiment ». Cette prise de position intervient après que le Tribunal arbitral du sport, basé en Suisse, a statué que la Russie devait être réintégrée dans les compétitions internationales de hockey, à commencer par le Mondial junior. Les équipes russes et bélarusses étaient exclues depuis l'invasion de l'Ukraine par Moscou en 2022.
Le gouvernement fédéral canadien a précisé qu'il utiliserait ses pouvoirs en matière d'immigration pour empêcher les athlètes et officiels russes et bélarusses d'entrer au Canada afin de concourir sous leurs symboles nationaux.
Ottawa a toutefois souligné que cette mesure ne visait pas les peuples russe et bélarusse, mais cherchait plutôt à empêcher ces gouvernements d'utiliser les événements sportifs internationaux comme plateformes de représentation étatique et de propagande. Les athlètes souhaitant participer sous statut neutre pourraient quant à eux voir leur situation évaluée individuellement.
La position canadienne ne fait pas cavalier seul sur la scène internationale. Plusieurs fédérations européennes de hockey, dont celles de la Suède, de la Finlande, de la Tchéquie et de la Lettonie, ont déjà indiqué que leurs équipes refuseraient d'affronter la Russie. Du côté russe, le ministre des Sports Mikhaïl Degtiarev a affirmé fin octobre que la décision du Tribunal arbitral du sport était définitive et que son pays travaillerait avec la Fédération internationale de hockey sur glace pour assurer son retour en compétition.
Le Mondial junior doit se dérouler du 26 décembre au 5 janvier à Edmonton et Red Deer.
Quant à sa propre image auprès des Canadiens, ternie ces dernières années par ses liens étroits avec le président américain Donald Trump, Gretzky a répondu avec philosophie : « Vos amis sont vos amis. Les gens peuvent avoir leurs propres opinions. C'est ce qui fait la vie. » Il a ensuite cité un conseil de son père : « Traite les gens comme ils te traitent. » La suite des événements autour du Mondial junior s'annonce comme un bras de fer diplomatique dont l'issue pourrait redéfinir les rapports entre sport et géopolitique pour les années à venir.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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